1 août 2019
Haltérophilie
Résultats mitigés pour Tali Darsigny aux Jeux panaméricains
Par: Maxime Prévost Durand

Rachel Leblanc-Bazinet et Tali Darsigny, du club La Machine Rouge, ont défendu les couleurs canadiennes aux Jeux panaméricains qui se déroulent au Pérou. Photo Facebook

Un record personnel à l’arraché et un malaise à l’épaulé-jeté, Tali Darsigny a connu une compétition en deux temps, dimanche, aux Jeux panaméricains, disputés au Pérou. L’haltérophile de Saint-Simon a terminé au 7e rang de la catégorie des 59 kg, tandis que son acolyte du club La Machine Rouge, Rachel Leblanc-Bazinet, également en compétition, a de son côté pris le 5e rang chez les 55 kg.

Pour les deux athlètes du club maskoutain, cette épreuve représentait un pas de plus sur la route qui conduit vers les Jeux olympiques de Tokyo l’an prochain.

« Les Jeux panaméricains étaient le troisième événement de qualification sur les six nécessaires pour les Jeux olympiques, donc on peut dire que je suis à mi-chemin dans le processus, soutient Tali. Il me reste encore le Championnat du monde en septembre, une compétition « open » à Rome en janvier et le championnat panaméricain en avril. »

Tout semblait bien parti pour l’athlète de 22 ans, dimanche, alors qu’elle a réussi chacun de ses trois essais à l’arraché. Elle a soulevé une charge de 94 kg à sa dernière tentative, la plus lourde qu’elle ait réussi à lever en compétition en carrière.

Les choses se sont toutefois gâtées à l’épaulé-jeté. Après un premier essai réussi à 109 kg, Tali a subi un malaise à son second essai, alors qu’elle tentait de soulever 112 kg. « J’ai eu de la difficulté à l’épaulé et la barre est allée se placer dans ma gorge à un endroit en particulier qui fait en sorte que l’oxygène se rend moins bien au cerveau. Tu te mets à voir embrouiller et le corps se met à shaker. C’est quelque chose qui arrive quand même fréquemment en haltérophilie. Il a fallu que je retrouve mon souffle et mon équilibre avant de redescendre de la plateforme, mais une fois que [j’ai pu reprendre mes esprits], ça allait, donc j’ai pu aller faire mon troisième essai. » Malheureusement pour elle, ce troisième essai, toujours à 112 kg, n’a pas été plus fructueux, laissant place à une certaine déception.

« J’étais très fière après l’arraché et j’avais vraiment confiance pour mon épaulé-jeté, car je me sentais en forme. Par contre, j’ai commencé à manquer d’énergie après mon premier essai. Il y a eu une Américaine qui a raté ses deux premiers essais à 111 kg et ça a pris du temps entre mon premier et mon deuxième essai. C’est peut-être pour ça que je sentais la barre plus pesante à mon deuxième essai. »

Malgré des émotions mitigées, Tali portait tout de même un regard optimiste pour la suite du processus de sélection olympique. « Ce que je dois faire maintenant, c’est m’accrocher à mes rêves et aller de l’avant. Le Championnat du monde est dans huit semaines et je suis prête à attaquer cette nouvelle préparation. »

Déception pour Rachel Leblanc-Bazinet

De son côté, même si elle a réussi à se hisser au 5e rang de sa catégorie, Rachel Leblanc-Bazinet n’a pas connu la compétition espérée, alors qu’elle n’a réussi que deux de ses six essais, pour un total de 193 kg.

Après avoir réussi 85 kg à l’arraché, l’athlète de Saint-Bruno-de-Montarville a tenté par deux reprises de battre le record canadien de la catégorie à ce mouvement, avec des essais à 89 kg, sans succès. Les choses ne se sont pas tellement mieux déroulées à l’épaulé-jeté puisqu’elle a seulement réussi son deuxième essai, à 108 kg.

« Ce n’est pas aussi bien que je l’aurais voulu, a-t-elle confié à Sportcom au terme de la compétition. Je me sentais en forme, ma diète a bien été, j’avais bien dormi, mais c’est une de ces journées où ça ne fonctionne tout simplement pas. »

Tout comme Tali, Rachel mettra le cap sur le Championnat du monde qui aura lieu en septembre, en Thaïlande, où elle souhaitera cumuler de précieux points en vue de la sélection olympique.

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