4 avril 2013
Aménagement de La Métairie
Retour à la case « départ »
Par: Le Courrier
Alain Leclerc

Alain Leclerc

Après la publication, le 14 mars, de deux appels d’offres pour la confection des plans et devis du projet visant la transformation de l’ancien couvent La Métairie en centre culturel au coût approximatif de 6,1 millions $, le conseil municipal de Saint-Hyacinthe a effectué un surprenant retour en arrière à sa séance de lundi soir.

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Les élus ont accordé deux prémandats à des firmes d’ingénieurs et d’architectes dans le même dossier, comme s’ils avaient oublié que la Ville était rendue à l’étape de la confection des plans.

L’explication n’est venue qu’après la séance publique. Le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau, a annoncé au COURRIER que la procédure d’appel d’offres lancée le 14 mars à l’intention des architectes et ingénieurs avait été tout simplement annulée.« Nous avons arrêté le processus parce que les appels d’offres visaient la préparation de plans préliminaires et définitifs. Là, nous y allons avec le concept du programme fonctionnel et technique; nos gens, à l’interne, vont déterminer les besoins avec les professionnels », a-t-il précisé.M. Bilodeau a ajouté que cette nouvelle approche allait se traduire par la confection de plans et devis préliminaires, de même que par une évaluation préliminaire plus précise des coûts de réaménagement. « Vers la fin de mai ou au début de juin, nous pourrons vous montrer à quoi ça va ressembler. »En ce qui concerne l’investissement de la Ville dans le projet, il a laissé entendre que pour l’instant, le seul montant exact était le coût d’acquisition de l’immeuble, c’est-à-dire 2 256 000 $ pour le couvent et un immense terrain adjacent. « Faites une croix sur les 6,1 millions $ de travaux », a-t-il conseillé.Lundi donc, le conseil a accordé deux contrats pour des services professionnels dans le dossier La Métairie, l’un au bureau Goyette Architecte de Saint-Hyacinthe et l’autre, à la firme d’ingénieurs Groupe CME, également de Saint-Hyacinthe, pour l’élaboration du programme fonctionnel et technique. Dans les deux cas, le montant des honoraires ne pourra excéder 20 000 $. Les deux bureaux collaboreront avec le Service des loisirs et celui des Travaux publics pour déterminer tous les éléments du projet : quels organismes seront logés à la Métairie, quels espaces y occuperont-ils, quelle sera l’ampleur de l’agrandissement et des autres transformations nécessaires.« Nous allons finir par savoir ce qu’on va faire dans cette bâtisse (…). On aura l’heure juste », a lancé le conseiller Alain Leclerc, en expliquant qu’il était favorable à l’octroi des contrats pour cette seule raison. Il a rappelé que dans ce dossier, il avait approuvé en janvier 2012 un emprunt de 5,6 millions $ en croyant qu’il allait couvrir toutes les dépenses. Or, la plus récente estimation faisait état d’un investissement total qui allait dépasser les 8 millions $. « J’ai l’impression que dans ce dossier, on a acheté nos pneus d’hiver avant de savoir quel genre d’auto on achèterait », a-t-il imagé à ce propos.Quant à la conseillère Sylvie Adam, du district Cascades, elle a voté contre l’octroi des nouveaux mandats, par principe, étant opposée au regroupement des organismes culturels à la Métairie au détriment du centre-ville, le quartier qu’elle représente au conseil.

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