17 août 2017
Ancien golf La Providence
Reverdir le terrain avant de bâtir
Par: Marie-Pier Leboeuf
L’homme d’affaires Roger Letendre a investi dans la plantation de 600 arbres avant d’accueillir ses premiers résidents sur l’ancien terrain de golf La Providence.  Il compte aussi répéter l’expérience dans les années futures.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’homme d’affaires Roger Letendre a investi dans la plantation de 600 arbres avant d’accueillir ses premiers résidents sur l’ancien terrain de golf La Providence. Il compte aussi répéter l’expérience dans les années futures. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le professeur en horticulture et agronome à l’ITA Guy Laliberté annonçait récemment une « infestation majeure » de l’agrile du frêne à Saint-Hyacinthe. À preuve, l’insecte a fait son chemin sur l’ancien terrain de golf La Providence, là où le propriétaire Roger Letendre a investi dans la plantation de 600 nouveaux arbres pour reverdir son terrain.

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Sur l’immense terrain de plus de 5,5 millions de pieds carrés, les arbres ont environ une quinzaine d’années. Pourtant, la majorité de ceux-ci sont en fin de vie ou près de l’être. On retrouve notamment du bouleau, du frêne, des peupliers et du chêne. « Les beaux frênes qu’il nous reste, je sais très bien que nous allons les perdre d’ici deux ou trois ans, tout juste le temps que l’agrile s’y attaque », a expliquéM. Letendre à bord de son kart de golf.
Bien que les chênes aient encore bonne figure, les bouleaux et les peupliers ont eux aussi eu la vie dure. Plusieurs ont perdu leurs couleurs et leur feuillage, ne demandant qu’à être remplacés.
Avec la construction de près de 2000 portes dans les prochaines années, Roger Letendre souhaite revivifier le secteur pour les nouveaux résidents qui devraient s’installer dès le printemps prochain. Au total, ce sont 602 arbres qui ont été enracinés, dont du chêne, de l’érable, des tilleuls, des mélèzes et des épinettes. « Ce sont toutes des variétés qui présentement ne sont affectées d’aucune maladie », a souligné M. Letendre pour justifier ses choix.
« La majorité des arbres que l’on trouve ici sont soit ravagés par les maladies, en situation de vieillissement, ou ils devront être imminemment coupés en raison du développement résidentiel », a-t-il résumé.
Question de stratégie, les arbres ont été plantés temporairement sur la partie du terrain qui a été identifiée comme étant une « zone de réserve d’aménagement » (ZR). Cette zone est, par conséquent, gelée au développement pour au moins 10 ans. « L’idée, c’est de les planter ici, ils pousseront jusqu’à environ un pied par année et une fois les résidences construites, nous pourrons les transplanter ailleurs avec la machinerie nécessaire », a-t-il ajouté.
Il souhaite d’ailleurs renouveler l’expérience dans les années à venir. « C’est aussi une initiative environnementale qui permet de compenser avec les émissions de carbone que l’on émet dans les entreprises de Groupe Maska », a lancé l’homme d’affaires maskoutain.
« Du nouveau à venir »
À l’entrée du golf La Providence, un panneau nous indique que du nouveau est à venir sur le site. Du nouveau, c’estce qui est promis depuis près de deux ans, depuis que Roger Letendre a fait l’acquisition du terrain de golf La Providence en décembre 2016.
L’attente devrait cependant prendre fin en 2018. Selon ce que M. Letendre a donné comme informations au COURRIER, le prolongement des infrastructures et des services nécessaires a déjà été entamé par la Ville et les plans seraient eux aussi en préparation. Ça avance, a-t-il déclaré, emballé par ce projet immobilier dont les parcelles de terrain seront vendues à la pièce à des autoconstructeurs et à de petits constructeurs indépendants.
Le seul hic, ce sont près de 23 hectares qui sont gelés au développement pour une quinzaine d’années, soit près de la moitié du terrain de 51 hectares. M. Letendre ne semble pourtant pas préoccupé par cette nouvelle qu’il avait apprise après sa transaction en 2016. « Ce n’est pas un problème puisque le temps qu’on développe le reste, ça ne sera plus une zone réservée. De toute façon, si on démontre un besoin, ils ne pourront pas refuser le développement. Nous verrons en temps et lieu », a-t-il conclu.

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