6 avril 2017
Prix du CALQ
Richard Blackburn, créateur de l’année en Montérégie
Par: Olivier Dénommée
Le directeur général et artistique du Théâtre de la Dame de Cœur Richard Blackburn, au centre, pose en compagnie de Sylvain Massé, président de Culture Montérégie, et de Marie Côté, présidente du Conseil des arts et des lettres du Québec.  Photo Culture Montérégie

Le directeur général et artistique du Théâtre de la Dame de Cœur Richard Blackburn, au centre, pose en compagnie de Sylvain Massé, président de Culture Montérégie, et de Marie Côté, présidente du Conseil des arts et des lettres du Québec. Photo Culture Montérégie

Chaque année, le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) récompense un artiste des différentes régions pour l’implication remarquable dont il fait preuve dans son art. Le nouveau lauréat du prix du Créateur de l’année en Montérégie est nul autre queRichard Blackburn, directeur général et artistique du Théâtre de la Dame de Cœur (TDC) à Upton.

Le prix, d’une valeur de 5 000 $, n’est pas grand-chose quand on pense à tout ce que Richard Blackburn a accompli en 41 ans à la Dame de Cœur seulement, mais il lui fait particulièrement chaud au cœur pour ce qu’il représente. « Ces prix sont très intéressants parce qu’ils sont remis par des jurys de pairs qui reçoivent une quantité phénoménale de candidatures, surtout en Montérégie! » 

Le comité de sélection au CALQ a décrit le TDC d’« irremplaçable » et de « théâtre touchant et intelligent », se targue le directeur artistique de l’institution uptonaise. Il le voit donc comme une belle tape dans le dos, à lui et à son équipe qu’il tient à inclure dans la récompense reçue. « Au théâtre, c’est le génie collectif qui fait que ça fonctionne. On dit que je suis la pointe du bateau, mais la pointe seule, c’est une épave! »

Horizon 2018

La saison 2017 s’annonce très prometteuse, avec une deuxième année pour le populaire spectacle Les Géants de l’Étang, acclamé autant par le public que la critique. « Les billets sont déjà en prévente, et même si notre campagne promotionnelle n’est pas commencée, le bouche-à-oreille est très fort », remarque Richard Blackburn. Par contre, il travaille activement au successeur de Les Géants de l’Étang. « Ça prend deux ans pour créer de toutes pièces une histoire neuve. Dès que le spectacle est lancé, on se met à travailler sur le prochain », précise-t-il, ajoutant que cette façon de faire a bien souri à son équipe jusqu’à présent. 

« On se pose la question chaque fois : qu’est-ce qu’on n’a jamais essayé? Chaque création fait un pas à l’avant. » Mais est-il difficile de toujours se réinventer, surtout après plus de 40 ans? « Les possibilités sont illimitées, et les techniques en marionnettique évoluent tellement! » Ce qui fait la popularité de Les Géants de l’Étang, selon M. Blackburn, c’est que l’action de passe « devant, autour, au-dessus et à travers les gens ». Le TDC travaille dur pour créer une pièce aussi forte en 2018, et est actuellement rendu à l’étape du maquettage, soit la création des scènes à petite échelle.

À venir

D’autres projets à part la pièce de théâtre de 2018? « Nous sommes aussi en production à l’extérieur du théâtre… Ça va être une grosse affaire qui ne pourra malheureusement pas être dévoilée avant juin ou juillet », échappe Richard Blackburn, visiblement fier d’avoir gardé son inimitable expertise, autant ici qu’à l’international. Sachant que le Théâtre de la Dame de Cœur a déjà collaboré avec le Cirque du Soleil et a traduit ses pièces pour les présenter un peu partout dans le monde, notamment en Asie, on s’attend avec raison à quelque chose d’envergure! 

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