18 octobre 2012
Rien d’acquis pourles partisans du tunnel
Par: Martin Bourassa

Comme très peu de Maskoutains, j’ai assisté mardi à l’une des rencontres d’informations sur la traverse de la voie ferrée sur le boulevard Casavant Ouest. Plus précisément à celle de mardi soir. Il y avait à peine 120 auditeurs intéressés, soit pratiquement autant qu’en après-midi. Déception numéro 1.

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Comme très peu de Maskoutains, j’ai assisté mardi à l’une des rencontres d’informations sur la traverse de la voie ferrée sur le boulevard Casavant Ouest. Plus précisément à celle de mardi soir. Il y avait à peine 120 auditeurs intéressés, soit pratiquement autant qu’en après-midi. Déception numéro 1.

Voici tout de même ce que je retiens de l’exercice.D’abord, j’aurais souhaité la présence des caméras de Cogeco et la diffusion en direct de l’une ou l’autre des rencontres. Déception numéro 2. Cela aurait permis de rejoindre un maximum de Maskoutains dans le confort de leur foyer. Y’a-t-il de l’espoir pour la dernière rencontre du 22 octobre à l’auditorium du Collège Saint-Maurice?Je l’ignore, mais on devrait y penser sérieusement.Il y avait relativement peu de gens mardi soir dans la salle considérant l’importance du dossier. Un total de 250 pour les deux rencontres de la journée. Déception numéro 3.En grande majorité, les participants étaient favorables à l’option du tunnel. J’aurais apprécié un peu plus de diversité d’opinions, cela aurait rehaussé la qualité du débat et des échanges. Rien de tel que de pouvoir confronter ses opinions dans le respect.Il ne faudrait pas pour autant penser que ces deux rencontres sont représentatives de l’opinion générale et que l’option du tunnel va l’emporter haut la main.À mon avis, l’exercice bien que pertinent n’est pas tellement révélateur.On ne doit pas sous-estimer l’opinion de la majorité silencieuse. Absolument rien n’est acquis aux partisans du tunnel. Suffisait de discuter un peu avec les conseillers présents pour s’en convaincre. Ils étaient d’ailleurs plusieurs mardi dans la salle.A-t-on appris quelque chose de neuf dans ces rencontres? Certainement.À commencer par la confirmation qu’il est loin d’être acquis que le Grand rang ne se terminera pas en cul-de-sac après le démantèlement obligatoire du passage à niveau qui le traverse actuellement. La Ville qui pensait pouvoir relier Casavant à l’avenue Pinard en piquant à travers une terre agricole se bute à la CPTAQ. Sans voie de transition, les automobilistes circulant sur le Grand rang se verraient dans l’obligation de faire un long détour par Pinard et Choquette pour rejoindre Douville par exemple.Ensuite, la Ville a dû préciser que les temps d’attente moyens au passage d’un train inscrits dans la brochure descriptive adressée à tous les citoyens ne tenaient pas compte du temps nécessaire pour baisser et lever les barrières. C’est bon à savoir.On a aussi admis que le taux d’emprunt fixé à 5 % était une moyenne, mais que pour les cinq premières années on croyait possible de trouver du financement autour de 3 %. On a aussi dit croire que les convois de train allaient se multiplier ou s’allonger au cours des prochaines années, vu les envies de croissance du CN.Enfin, il faut reconnaître que le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau, a fait un excellent travail en soirée. Pas évident de résumer en moins de 90 minutes un dossier aussi complexe et de décortiquer les options. Chapeau.

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