19 décembre 2019
Carte blanche
Rien de nouveau!
Par: Pierre Bornais
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C’est la conclusion à laquelle sont parvenus les représentants de près de 200 pays au terme de près de deux semaines de discussions à Madrid (COP25).

Même si c’est la période de l’année au cours de laquelle tout un chacun espère un petit cadeau, il faudra attendre encore pour ceux et celles qui sont inquiets.

Incapable de s’entendre sur un programme minimal pour lutter contre les changements climatiques, tout ce beau monde a décidé de repousser d’un an les discussions.

Au grand désespoir de tous ceux et celles qui estiment que le temps n’est plus aux tergiversations, mais à l’action pour éviter le pire.

La preuve est faite que, face à des intérêts aussi marquants entre les pays, il reste bien peu d’espace pour la concertation. On a souligné que les opposants majeurs à une action concertée sont la Chine, le Brésil et les États-Unis; pour des raisons différentes.

Mais surtout que de nombreux pays n’ont pas les moyens financiers pour se lancer dans ce genre de changements, alors que ceux bien nantis sont incapables de s’autoréguler et refusent toute entraide efficace.

Pour l’avenir immédiat, il faudra se limiter aux actions individuelles ou de groupes de pression pour espérer échapper aux prédictions pessimistes des scientifiques. Il faut rester dans un réalisme pragmatique, tout en reconnaissant les difficultés réelles d’effectuer les changements requis pour éviter une possible catastrophe.

Même à l’intérieur des pays, comme c’est le cas au Canada, les intérêts économiques sont bien différents d’une province à l’autre, pour ne pas dire aux antipodes! Mais à quelques jours de la période des Fêtes, il faut « espérer contre toute espérance »!

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