14 avril 2016
Alain Lefèvre
Rive Gauche, un retour aux sources
Par: Alice De guise
Alain Lefèvre offrira un concert au Centre des Arts Juliette-Lassonde le 22 avril.

Alain Lefèvre offrira un concert au Centre des Arts Juliette-Lassonde le 22 avril.

Alain Lefèvre est un pianiste incontournable du paysage de la ­musique classique au Québec. Il y a un an déjà, le musicien connu internationalement sortait son cinquième album ­intitulé Rive Gauche. Il porte le nom du célèbre quartier français et traduit un retour aux sources pour Lefèvre. Il sera de passage le 22 avril au Centre des arts Juliette-Lassonde.

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Après une absence de trois ans, le ­pianiste revenait, en mars 2015, avec un album constitué de neuf compositions originales, dont la création de certaines remonte jusqu’à 1979. « Je suis Français d’origine, mais lorsque je suis arrivé au Québec j’avais seulement quatre ans. J’adore le Québec, je suis en amour avec lui. Mes années d’études au ­Conservatoire de Paris ne sont pas des souvenirs heureux pour moi. Je parle ici de misère et de pauvreté. J’ai ­voulu oublier mes origines pendant ­longtemps. Maintenant, je souhaite ­réintégrer cette partie de moi-même. Ces années ont, en partie, fait qui je suis aujourd’hui et elles m’inspirent énormément. Les titres de Rive Gauche sont par ailleurs un clin d’oeil à Yves Montand », explique Alain Lefèvre.

Yves Montand n’est pas l’unique clin d’oeil perceptible sur ce nouvel album. Parmi ceux-ci, on en retrouve également un à Elton John sur la pièce Mad About You où l’on reconnait les premiers ­accords de Benny and The Jets. Ou ­encore, un peu plus subtile, à Dave ­Brubeck avec Time Out.

« Avec Rive Gauche, j’ai voulu me ­permettre d’explorer d’autres univers et pas seulement celui du classique. Je reste très modeste lorsque je dis que je ­compose de la musique puisque mes maîtres sont, pour moi, les plus grands. J’ai voulu faire un album qui prônait la liberté et qui permettait d’échapper au désespoir que l’on vit dernièrement avec ce qui se passe dans le monde », ­souligne-t-il.

Alain Lefèvre a un attachement tout particulier à Saint-Hyacinthe. Pianiste, la ville où règnent les fameuses orgues ­Casavant Frères lui plait énormément. Il était même présent lors de l’inauguration du Centre des arts Juliette-Lassonde et il s’en souvient encore.

« J’aime énormément Saint-Hyacinthe. C’est une ville où la musique et l’histoire sont très présentes. Les orgues Casavant sont renommées dans le milieu des ­pianistes. De plus, j’adore la salle Desjardins, elle possède une acoustique exceptionnelle. Le 22 avril, je vais offrir un concert à mon image, sans prétention. Je serai à l’écoute de l’ouverture qu’aura l’auditoire ce soir-là. Je présenterai même quelques nouveautés », mentionne-t-il le sourire aux lèvres.

Le pianiste nous a même offert en ­primeur l’annonce de la sortie de son tout prochain album prévu pour septembre.

« Je veux que les gens sachent que je ne m’exile pas. J’aime d’un amour ­immense le Québec et il sera toujours mon pays, ma terre d’accueil. Je suis ­encore à la tête du Festival de Lanaudière, je continue mon émission radio sur les ondes d’ICI Musique. Je reste encore et toujours profondément Québécois », conclut-il.

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