26 septembre 2013
Candidat dans Saint-Joseph
Rosaire Martin veut une ville sûre
Par: Le Courrier
Rosaire Martin voudrait représenter le district Saint-Joseph dans le nouveau conseil de Saint-Hyacinthe.

Rosaire Martin voudrait représenter le district Saint-Joseph dans le nouveau conseil de Saint-Hyacinthe.

Rosaire Martin, le dernier maire de Saint-Hyacinthe-le-Confesseur, une municipalité qui a disparu dans la fusion de décembre 2001, tente un retour au conseil municipal de Saint-Hyacinthe.

Il y avait siégé durant trois mois après le regroupement, puis pendant un an lorsqu’il a succédé à Réjean Pion dans Saint-Joseph à la suite de l’élection partielle de septembre 2008. À 66 ans, M. Martin se lance à nouveau à la conquête du district Saint-Joseph, le secteur où il habite depuis toujours.

Lui qui se régale dans les affaires municipales – il rate rarement une séance du conseil de Saint-Hyacinthe, ou de la MRC – raconte que c’est le maire Bernier lui-même qui l’a incité à se présenter à ces élections-ci. Cela s’est produit il y a un an, un soir de conseil, justement. « Il m’avait piqué au vif à la période des questions. Il m’avait répondu que, si je n’étais pas content, que j’avais juste à me présenter pour faire changer les choses. Ça a été le dernier coup de fouet qui m’a fait prendre ma décision. »Lui qui a touché un peu à tout dans sa vie professionnelle -, il a été camionneur, machiniste chez Bombardier, mécanicien d’entretien à la Coop fédérée – s’intéresse beaucoup à tout ce qui a trait aux infrastructures et à la sécurité. « C’est mon côté pratique », dit-il.Résidant du chemin Saint-Louis, il estime que cette voie menant à Saint-Dominique et à sa carrière est beaucoup trop dangereuse pour y permettre une vitesse de 90 km/h; il croit que la Ville de Saint-Hyacinthe devrait accentuer la pression sur le ministère des Transports pour que la route soit élargie et dotée de véritables accotements, étant donné tout le trafic qui l’emprunte. « La route 137, ça fait 60 ans qu’on en parle. L’autre jour, pendant qu’ils réparaient le chemin, 14 camions dix roues et semi-remorque sont passés devant chez moi en se suivant à la queue leu leu avant que je puisse sortir », illustre-t-il.Toujours dans le dossier du chemin Saint-Louis, il considère que les aménagements floraux réalisés par la Ville en bordure de la rue, entre la voie ferrée de la compagnie Montréal, Maine et Atlantique (MMA) et la rue Brunette, n’ont rien amélioré du tout, et encore moins pour les cyclistes. Sur ce point, son adversaire, Johanne Delage, est du même avis que lui.« C’est dangereux. On a la vue bouchée à cause de la végétation, et ça ralentit le trafic », soutient-il. Il croit qu’une partie de la solution viendra le jour où le chemin de fer de la MMA sera transformé en piste cyclable. Sa plus grande crainte, c’est que Transport Canada permette que cette voie ferrée abandonnée soit cédée à un autre exploitant. « Les dormants sont tout pourris, tu peux enlever les clous avec les doigts. Il y a eu plusieurs déraillements sur cette voie-là, mais ils n’ont pas été dramatiques parce que les trains ne pouvaient pas rouler à plus de 10 km/h. Si les voies ferrées de Lac-Mégantic étaient entretenues comme celles-là, ce qui est arrivé ne me surprend pas pantoute. »Les refoulements d’égout lors de fortes pluies sont une autre question à laquelle il aimerait s’attaquer en accédant au conseil. « Il faudra s’asseoir avec les ingénieurs et trouver c’est quoi, la problématique, pour poser les bons gestes. »Mais au-delà des questions techniques, Rosaire Martin se forge une opinion sur tous les dossiers municipaux. Par exemple, il désapprouve complètement le projet qui consiste à regrouper les organismes culturels à La Métairie, une fois le vieux couvent agrandi. « Tous ceux qui m’en parlent trouvent que ça n’a pas de sens. Ce qui a toujours été dit, et le maire Bernier le disait aussi, c’est que ça allait se faire avec le Centre des Arts. À un moment donné, on ne sait pas pourquoi, tout a changé de bord. »Il ajoute que pour des gens qui prétendent vouloir protéger le patrimoine, ce qu’ils proposent comme projet d’agrandissement sied plutôt mal au vieux couvent. « Quand j’ai vu ça (le croquis reproduit à la une du COURRIER), les deux bras me sont tombés du corps! », avoue-t-il.

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