18 mars 2021
Rumeurs & indiscrétions
Par: Le Courrier

Pendant que le Québec avançait l’heure dans la nuit de samedi à dimanche, Le Devoir nous a fait revenir deux ans en arrière lundi matin avec sa manchette portant sur la démolition du palais de justice de Saint-Hyacinthe. « Un palais de justice démoli et déplacé dans un ancien Super C » titrait le vénérable quotidien. Les lecteurs du COURRIER savent depuis le 14 mars 2019 que la démolition a été préférée à la rénovation et depuis août de la même année que le palais de justice temporaire sera installé en partie dans l’ancienne épicerie.

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Citant une architecte et professeure émérite à l’École de design à l’Université du Québec à Montréal, soit France Vanlaethem, l’article du Devoir soulève tant bien que mal l’enjeu de la sauvegarde du patrimoine, vu l’ampleur du projet et tout particulièrement des frais reliés à l’aménagement du palais de justice temporaire, au moins 16,2 M$. Le journaliste s’engage toutefois sur un terrain glissant en laissant entendre que les installations temporaires seront démolies après usage.

Dans l’article, l’experte engagée dans la sauvegarde de l’architecture moderne se dit soufflée devant la légèreté avec laquelle on traite ce palais de justice. « Comment peut-on démolir si vite, alors que ça va contre les principes du développement durable? », se demande-t-elle. Les mots « vitesse » et « palais de justice de Saint-Hyacinthe » n’ont pas été souvent associés par le passé. L’agrandissement et la rénovation du palais de justice figurent au Plan québécois des infrastructures depuis 2008. La reconstruction est apparue publiquement il y a deux ans, vu l’état de délabrement avancé du bâtiment. Les expertises le justifiant n’ont toutefois pas été rendues publiques par la Société québécoise des infrastructures.

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