26 mars 2015
Saint-Hyacinthe ­Technopole prend son envol
Par: Jean-Luc Lorry
Les membres du comité de gouvernance avait le mandat de regrouper sous l’appellation Saint-Hyacinthe Technopole, les organismes de développement économique local.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les membres du comité de gouvernance avait le mandat de regrouper sous l’appellation Saint-Hyacinthe Technopole, les organismes de développement économique local. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe vient de ­dévoiler les principaux rouages de Saint-Hyacinthe Technopole, une nouvelle corporation privée dont le mandat sera le développement économique local sur le plan industriel, commercial et touristique.

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Annoncée en novembre, Saint-Hyacinthe Technopole sera officiellement créée le 1er avril et regroupera les actifs de la Cité de la biotechnologie, de la Corporation de ­développement commercial (CDC) et de Tourisme et congrès Saint-Hyacinthe (TCS).

À terme, cette structure fonctionnera avec 12 employés issus des trois ­organismes fusionnés en plus de deux employés du CLD Les Maskoutains (voir tableau à la page B2). Le personnel logera au 1000 Dessaulles (siège social du CLD et de la Cité).

La direction générale a été confiée sur une base intérimaire au président du conseil d’administration de la Cité de la biotechnologie, André Barnabé.

« J’ai annoncé à mon conseil que je ne postulerais pas au poste de directeur ­général de Saint-Hyacinthe pour des ­raisons que je suis le seul à connaître », indique en entrevue au COURRIER, André Barnabé.

Selon lui, le regroupement des secteurs industriel, commercial et touristique est une nécessité pour aller de l’avant dans l’essor de la municipalité.

« Le développement économique n’est pas quelque chose qui se fait en silo. Nous avons tout avantage à regrouper les forces économiques locales. Saint-Hyacinthe Technopole ne sera pas en compétition avec le nouveau CLD à défaut de ­reprendre la nouvelle appellation. Rien empêche tout le monde de travailler en ­collaboration dans la future entité », estime M. Barnabé.

Trois postes demeurent vacants, soit ceux de directeur général, de directeur du développement industriel et de ­contrôleur financier.

Le directeur général de la Ville, Louis ­Bilodeau, fut présenté en conférence de presse, comme le « chef d’orchestre » de ce regroupement. Dans sa mission, il fut assisté par un comité de gouvernance composé d’élus, de dirigeants et d’administrateurs provenant de la Cité, de la SDC et de TCS.

Expertise externe

Pour compléter ses travaux, le comité de gouvernance a eu recours à l’expertise du cabinet d’avocats maskoutain Sylvestre et associés (droit corporatif et droit du ­travail) et de la firme comptable Raymond Chabot Grant Thornton (budgets ­prévisionnels de 2015 à 2017).

Concernant les questions relatives au personnel, le comité s’est adressé à la ­Direction des ressources humaines de la Ville de Saint-Hyacinthe.

L’ensemble de ces mandats devrait ­représenter un coût total de 12 900 $ ­défrayés par la Ville (10 000 $ estimés en frais juridiques et 2 900 $ payés à la firme comptable).

Pour opérer, Saint-Hyacinthe Technopole disposera d’un budget de presque 2,9 M$ dont 1 M$ versé par la Ville.

« Dans ce dossier, on ne choisit pas d’être public ou privé puisque la nouvelle corporation disposera d’une contribution de la municipalité inférieure à 50 % », ­souligne la conseillère Brigitte Sansoucy qui siégeait au comité de gouvernance.

Ce sera au nouveau conseil de désigner la firme comptable qui obtiendra le ­mandat de vérifier les états financiers. Une mesure qui devrait exclure d’emblée Raymond Chabot Grant Thornton puisque l’un des associés de cette firme, Bernard Forget, sera administrateur de Saint-Hyacinthe Technopole.

Centre de développement pharmaceutique

Le Centre de développement pharmaceutique, une corporation privée apparentée à la Cité de la biotechnologie, sera ­associée à Saint-Hyacinthe Technopole précise la Ville.

Son conseil d’administration sera ­distinct de celui de Saint-Hyacinthe ­Technopole et ses membres devraient ­demeurer les mêmes.

Il est donc prématuré de savoir si les lettres patentes qui régissent cette ­structure seront modifiées en vue de ­désigner la municipalité comme propriétaire des actifs en cas de dissolution.

« Ce sera au conseil d’administration de Saint-Hyacinthe Technopole de se ­pencher sur les questions plus pointues touchant le CDP », mentionne Brigitte Massé, directrice des communications à la Ville.

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