17 décembre 2020
Tennis en fauteuil roulant
Saint-Hyacinthe accueillera un tournoi de l’ITF en 2021
Par: Maxime Prévost Durand

Un tournoi de tennis en fauteuil roulant de la série ITF3, regroupant des athlètes de niveau international, sera présenté à Saint-Hyacinthe en juin prochain. Photo Tennis Canada

Saint-Hyacinthe sera l’hôte du tout premier tournoi de tennis en fauteuil roulant de calibre international à être disputé sur terre battue en Amérique du Nord. La première édition de ce nouveau rendez-vous est prévue du 10 au 13 juin 2021 au Complexe de tennis Services financiers Guy Duhaime.

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Parasports Québec, en collaboration avec Tennis Canada et la Fédération internationale de tennis (ITF), a annoncé récemment l’ajout de ce tournoi ITF3 au calendrier provisoire préparé en vue de la prochaine saison. Il s’agira du seul tournoi international de tennis en fauteuil roulant à être tenu au Québec en 2021, précise le communiqué émis par l’organisation.

Le Complexe de tennis Services financiers Guy Duhaime, qui possède six terrains de terre battue au centre-ville de Saint-Hyacinthe, renouera ainsi avec l’action de haut niveau, quatre ans après la fin de l’aventure de la Coupe LeBlanc, un tournoi de tennis international qui a regroupé pendant dix ans les meilleurs joueurs de 12 ans et moins. De futures vedettes comme les Québécois Félix Auger-Aliassime et Leylah Annie Fernandez, de même que les Américaines Coco Gauff et Amanda Anisimova avaient notamment foulé les terrains maskoutains au fil des années.

Près de 70 joueurs seront attendus pour ce nouveau tournoi. Des volets féminins et masculins, tant en simple qu’en double, seront proposés en plus de la catégorie « quad », pour les joueurs qui démontrent une importante perte de fonction d’au moins un des membres supérieurs, et d’un volet junior masculin. Une bourse totale de 19 000 $ sera en jeu.

En plus de celui de Saint-Hyacinthe, cinq autres tournois de tennis en fauteuil roulant prévus au Canada sont inscrits au calendrier de l’ITF. Un tournoi ITF2 se tiendra à Toronto, puis des tournois ITF Futures seront disputés en Colombie-Britannique ( à Kelowna et Kamloops) et en Ontario (à Grimsby et Windsor).

Bâtir un tournoi en pleine pandémie

N’eût été la pandémie de COVID-19, une première édition du tournoi aurait déjà été tenue à Saint-Hyacinthe cette année, a mentionné au COURRIER celle qui agit à titre de directrice du tournoi, Marie Davies.

« On était censé tenir le tournoi en mai, mais tout a été annulé [en raison de la pandémie] », a-t-elle affirmé.

Après avoir assuré le rôle de directrice générale de la Coupe LeBlanc pendant plusieurs années, Marie Davies souhaitait ardemment ramener un tournoi d’envergure à Saint-Hyacinthe. Par un concours de circonstances, elle a découvert le tennis en fauteuil roulant, qu’elle connaissait peu, et l’opportunité de tenir un tournoi s’est présentée. Elle a notamment assisté au tournoi de Toronto pour voir le déroulement et s’est impliquée comme directrice du championnat national l’an dernier. Elle a ensuite mis tout en œuvre pour qu’un tournoi puisse être disputé en sol maskoutain, simplement par amour pour le sport.

« Je fais ça bénévolement parce que j’adore ces athlètes qui travaillent très fort et parce que je veux offrir un tournoi au Québec », a-t-elle souligné.

Toutefois, il n’est pas évident de bâtir un tournoi en temps de pandémie. La recherche de commanditaires est plus ardue vu le contexte fragile dans lequel ont été plongées la plupart des entreprises.

« Je suis un peu gênée d’approcher des entreprises en ce moment parce que beaucoup ont perdu de l’argent cette année, mais je vais essayer quand même », a laissé tomber Mme Davies, qui doit aller chercher plus de 40 000 $ pour couvrir les bourses, le transport, la nourriture et l’hébergement.

Malgré la pandémie qui persiste toujours, tout indique à l’heure actuelle que le tournoi pourra avoir lieu. L’ITF a déjà partagé ses règles – très strictes – avec l’organisation pour assurer la sécurité de tous. Le concept de « bulle », comme on l’a vu dans des tournois disputés cette année, pourrait être requis. Comme plusieurs acteurs sont impliqués (l’ITF, Tennis Canada, Tennis Québec, Parasports Québéec et la Ville de Saint-Hyacinthe), il faudra que tous soient d’accord à aller de l’avant le moment venu.

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