19 novembre 2015
Saint-Hyacinthe accueillera une centaine de réfugiés syriens
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier
Saint-Hyacinthe accueillera une centaine de réfugiés syriens

Saint-Hyacinthe accueillera une centaine de réfugiés syriens

Environ une centaine de réfugiés syriens devraient s’établir à Saint-Hyacinthe d’ici les prochains mois. Photo iStock

Environ une centaine de réfugiés syriens devraient s’établir à Saint-Hyacinthe d’ici les prochains mois. Photo iStock

Ottawa a promis d’accueillir 25 000 ­réfugiés syriens au pays d’ici la fin de l’année et environ une centaine d’entre eux devraient s’établir à Saint-Hyacinthe.

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Déterminée à bien coordonner leur ­arrivée en sol maskoutain, la Ville ­organisera une première rencontre avec les intervenants concernés dès la ­semaine prochaine.

Même si la date d’arrivée des migrants à Saint-Hyacinthe n’est pas encore établie et que leur nombre peut être ­appelé à augmenter, le maire Claude ­Corbeil a affirmé que l’Hôtel de ville avait « pris le leadership de réunir les ­intervenants ».

« Étant donné que Saint-Hyacinthe est déjà une terre d’immigration, nous étions conscients que nous serions appelés à intervenir. Ce n’est pas surprenant que notre ville ait été ciblée. Ce qui l’est ­davantage, c’est qu’il n’y ait que 13 villes au total », a-t-il indiqué, en entrevue avec LE COURRIER.

Au Québec, environ 5 700 ressortissants devraient s’installer dans la province de façon permanente. Afin de les accueillir, le gouvernement a identifié 13 municipalités susceptibles de recevoir les Syriens, dont Saint-Hyacinthe, Granby et ­Drummondville. En provenance de la Turquie, de la Jordanie et du Liban, les migrants devraient débarquer à ­l’aéroport Pierre-Éliott Trudeau dès ­décembre, selon les informations ­obtenues par La Presse.

Ne souhaitant pas émettre de commentaires sur la pétition contre l’arrivée des 25 000 migrants syriens, lancée au lendemain des attentats terroristes à ­Paris, le maire Corbeil a plutôt enchaîné en soulignant qu’il s’en remettait aux ­autorités concernées pour évaluer les ­réfugiés qui éliraient domicile à Saint-Hyacinthe.

« L’immigration fait partie des moyens établis afin d’amener une main-d’oeuvre qualifiée et des citoyens de qualité chez nous », a ajouté le premier magistrat, ­glissant au passage que malgré les incidents survenus à Paris, il ne fallait pas tout confondre.

Un constat partagé par le directeur ­général de la Maison de la Famille des Maskoutains (MFM), Carlos Martinez, dont l’organisme gère l’intégration des immigrants à Saint-Hyacinthe.

« Lorsque les immigrants ont l’autorisation d’entrer au pays, ils ont d’abord été évalués et s’ils arrivent jusqu’ici, c’est qu’ils ont passé à travers tout le ­processus. Dans le cas des Syriens, ils seront évalués selon le même processus », a soutenu M. Martinez, rassurant.

Quant à l’échéancier d’accueil, le directeur général ne peut se prononcer. « Nous avions indiqué être en mesure de recevoir une centaine de personnes. Y en aura-t-il plus ou moins? On ne le sait pas. Mais, le ministère de l’Immigration a téléphoné à nouveau pour nous ­demander s’il était possible d’en ­accueillir davantage », a expliqué Carlos Martinez.

Lors de leur arrivée à Saint-Hyacinthe, les Syriens seront pris en charge, entre autres, par la MFM qui dispose d’un ­programme d’intégration des immigrants. « Normalement, nous savons quels types de personnes arriveront et ­selon leur profil; seuls, en couple, avec enfants ou non, nous puisons dans notre banque de propriétaires. Par contre, avec les Syriens, nous ne savons pas encore quelles informations nous aurons à l’avance. Jusqu’à maintenant, on nous a dit que les Syriens étaient relativement éduqués et qu’ils parlaient surtout arabe et anglais », a détaillé M. Martinez.

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