11 juillet 2013
Règlement de démolition
Saint-Hyacinthe baisse la garde
Par: Le Courrier

La Ville de Saint-Hyacinthe va relâcher quelque peu sa vigilance en ce qui a trait aux projets de démolition de bâtiments.

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Alors que, jusqu’ici, toutes les demandes de permis de démolir devaient être examinées par un comité du conseil qui pouvait les approuver ou les rejeter, un certain nombre de requêtes pourront dorénavant échapper à cette procédure.

Le projet de règlement que le conseil municipal a approuvé mardi, au cours d’une brève séance extraordinaire, a modifié le règlement de démolition de 2007 afin que les mesures de contrôle ne s’appliquent dorénavant qu’à certaines parties du territoire.Les secteurs qui demeureront visés par la réglementation sont ceux correspondant aux zones PIIA (zones assujetties aux plans d’implantation et d’intégration architecturale) des rues Saint-Pierre Ouest, Girouard Ouest, d’une partie de la rue Girouard Est, d’une partie du centre-ville, du noyau villageois de Sainte-Rosalie, de même que les zones institutionnelles et une dernière zone correspondant au siège social de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe.Dans toutes les rues qui se trouvent à l’extérieur de ces périmètres, des édifices pourront être éliminés sans l’approbation de la Ville de Saint-Hyacinthe, du moment qu’un permis de démolition aura été demandé.Les bâtiments anciens à caractère patrimonial qui se trouvent à l’extérieur de ces périmètres vont donc se retrouver sans la protection minimale que garantissait le règlement de démolition original. Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, estime toutefois qu’il y en a peu dans ce cas. « On les a pas mal tous pris », affirme-t-il, en parlant de ceux compris dans les zones encore soumises au règlement.Il a précisé que les modifications apportées au règlement de démolition l’avaient été à la demande des élus qui siègent au comité de démolition, c’est-à-dire lui-même – il en est le président – et les conseillères Sylvie Adam et Nicole Dion Audette. « C’est pour éviter de réunir le comité de démolition pour des demandes sans importance. Ça va simplifier les choses, mais rien ne nous empêche d’ajouter des secteurs si on juge que c’est nécessaire », a-t-il commenté.Questionné sur ces changements avant la conférence de presse sur les nouveaux Prix du patrimoine, le conseiller David Bousquet, qui siège à la Commission du patrimoine de la MRC Les Maskoutains, croyait quant à lui que les modifications apportées au règlement de démolition avaient été suggérées par l’administration. Et il s’interrogeait sur leur nécessité. « Est-ce pertinent? Il n’y en avait pas tant que ça, des demandes de démolition. D’après les procès-verbaux du comité, il y avait peut-être cinq cas par mois », a-t-il mentionné.Mais mardi, ni lui, ni aucun autre conseiller n’ont soulevé une objection à l’allègement de la réglementation sur les démolitions. Les amendements ont été adoptés à l’unanimité, en l’absence des conseillers Bernard Barré et Guylain Coulombe.Le seul resserrement des règles concerne les bâtiments incendiés dans les zones assujetties qui ont perdu plus de 50 % de leur valeur au rôle d’évaluation. Avant qu’ils ne soient rasés, leur cas devra quand même être soumis au comité de démolition.

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