30 octobre 2014
Palmarès des villes entrepreneuriales
Saint-Hyacinthe chute de 60 places
Par: Jean-Luc Lorry
Simon Gaudreault, économiste principal à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Simon Gaudreault, économiste principal à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Classée en 2013 au 27

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Établi par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), ce palmarès regroupe les municipalités de plus de 20 000 habitants au pays.

Deux fois par an, la FCEI effectue un sondage auprès de ses membres formés de PME de moins de 500 employés et non cotées en bourse. Cette fédération compte 24 000 adhérents au Québec, dont environ 200 dans la grande région de Saint-Hyacinthe.

La présence entrepreneuriale au niveau local, les perspectives économiques d’une PME sur douze mois, et l’impact des politiques municipales sur l’entreprise sont les éléments pris en compte pour noter la municipalité.

Dans la catégorie présence entrepreneuriale, Saint-Hyacinthe obtient une note de 8,5 sur 25. Un résultat considéré comme assez faible pour la FCEI. Les choses se corsent lorsque l’on aborde les perspectives entrepreneuriales où la municipalité se voit attribuer une note de 13,1 sur 35. Une note jugée faible par la FCEI.

Par contre, la Ville tire son épingle du jeu en obtenant une note de 27,4 sur 40 concernant l’impact des politiques municipales. Un pointage considéré comme assez fort.

Au total, la Ville de Saint-Hyacinthe obtient une note de 49,1 sur 100, derrière Granby (70e, 51,9 sur 100) et Drummondville (31e, 59 sur 100).

De 2010 à 2013, Saint-Hyacinthe a respectivement occupé le 15e, 19e, 12e et 27e rang.

Économiste principal à la FCEI, Simon Gaudreault estime que ce classement doit servir d’indicateur aux municipalités pour essayer dans certains cas, d’identifier une situation critique et tenter de renverser la vapeur.

« Ce palmarès est d’abord un outil de diagnostic. Plusieurs facteurs peuvent expliquer le recul de Saint-Hyacinthe. Lorsque la situation de l’entrepreneuriat est plus difficile dans une municipalité, celle-ci doit redoubler d’efforts pour aider ses entreprises », indique en entrevue au COURRIER, M. Gaudreault.

Celui-ci observe que les PME sont surtaxées dans plusieurs villes. « Lorsque nous interrogeons nos membres, leurs deux plus grandes préoccupations sont la fiscalité et la réglementation qui nécessite beaucoup de paperasse », mentionne l’économiste.

En 2014, la ville québécoise qui occupe la première place du classement de la FCEI est Thetford Mines qui se classe au 11e rang. La Ville de Montréal ferme la marche en terminant à la 121e position.

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