11 mai 2017
Saint-Hyacinthe, là où tout a commencé pour Clément Jodoin
Par: Maxime Prévost Durand
« Après 12 saisons avec le Canadien et 15 ans dans la Ligue nationale, j’avais fait le tour du jardin. »  Photo Courtoisie Club de hockey Canadien inc.

« Après 12 saisons avec le Canadien et 15 ans dans la Ligue nationale, j’avais fait le tour du jardin. » Photo Courtoisie Club de hockey Canadien inc.

Clément Jodoin a vécu ses premières expériences comme entraîneur dans les années 70 à Saint-Hyacinthe.  Photo Courtoisie Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe

Clément Jodoin a vécu ses premières expériences comme entraîneur dans les années 70 à Saint-Hyacinthe. Photo Courtoisie Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe

Après 12 saisons avec le Canadien de Montréal comme entraîneur adjoint, le temps était venu pour Clément Jodoin d’aller vers de nouvelles avenues. S’il a connu une longue carrière dans la LNH, avec des passages dans la LHJMQ et la AHL, c’est à Saint-Hyacinthe que tout a commencé il y a plus de 40 ans.

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« J’ai été entraîneur dans la ligue collégiale AAA avec les Lauréats [du Cégep de Saint-Hyacinthe], se remémore celui qui a grandi dans la région maskoutaine lors d’un récent entretien téléphonique avec LE COURRIER. Avant ça, j’avais coaché des équipes midget AA et junior B à Saint-Hyacinthe. »

C’est en 1975 qu’il s’est retrouvé derrière le banc d’une équipe de hockey pour la première fois, après avoir tenu le rôle de joueur pendant plusieurs années. Il a d’abord été l’entraîneur d’une formation midget AA, avant de diriger les Maskas de Saint-Hyacinthe dans la ligue junior du Québec de 1977 à 1979.

À la barre des Lauréats lors des saisons 1982-83 et 1983-84, il a mené l’équipe à deux championnats de la ligue collégiale, en plus de remporter deux fois le titre canadien. « Ça avait été tellement de plaisir, c’était vraiment le fun », dit-il, le sourire dans la voix en se rappelant ces souvenirs.

Seulement la fin d’un chapitre

S’il a quitté récemment le Canadien, Clément Jodoin ne quitte pas pour autant le hockey. La fin de cette association ne signifie que la fin d’un chapitre pour l’homme de 65 ans, qui n’est pas prêt à s’éloigner du sport qu’il aime tant.

« Je ne prends pas ma retraite du Canadien pour me mettre les pieds sur un pouf, lance-t-il au bout du fil, une semaine après l’annonce de son départ. Je vais rester dans le hockey, mais à un autre rythme. »

Entre les lignes, on comprend que le calendrier intense d’une saison de la ligue nationale ne lui convenait plus. « C’est très exigeant, c’est sept jours sur sept. Tu sais quand la saison commence, mais tu ne sais jamais quand elle va finir. Je voulais vivre autre chose. »

Au cours de la dernière saison, l’idée de prendre une nouvelle avenue a mûri dans son esprit, menant à sa démission le 26 avril. « Vers la fin de la saison, j’y pensais de plus en plus. Après 12 ans avec le Canadien et 15 ans dans la Ligue nationale, j’avais fait le tour du jardin », soutient celui qui a aussi été entraîneur adjoint avec les Penguins de Pittsburgh à la fin des années 80 et avec les Nordiques de Québec au début des années 90.

L’avenir

Au cours des prochaines semaines, il s’envolera pour la Russie où il participera à un camp de hockey avec des joueurs de la KHL à Moscou, avant de prendre la direction de la Slovaquie en juillet pour donner un camp à des athlètes universitaires.

Pour la suite des choses, il ignore pour l’instant ce qui l’attend, mais assure que des nouveaux projets s’offrent à lui et qu’il sera fixé pour l’automne. « J’étudie les différentes possibilités. Je veux toujours être dans le hockey, mais c’est de voir à quel rythme je veux le faire », conclut-il.

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