18 avril 2019
Classement des villes entrepreneuriales au Canada
Saint-Hyacinthe se classe au 12e rang
Par: Jean-Luc Lorry

La ville de Saint-Hyacinthe occupe le 12e rang au palmarès des villes canadiennes les plus dynamiques en matière d’entrepreneuriat, selon un classement établi par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) pour l’année 2018.

Les autres villes québécoises devançant Saint-Hyacinthe dans ce classement sont Val-d’Or (9e), Saint-Georges (8e), Rivière-du-Loup (5e), Rimouski (4e) et Victoriaville (3e).

« En 2018, il y a eu un net regain d’optimisme chez les chefs d’entreprise du Québec, ce qui a fait grimper dans le classement plusieurs collectivités de la province. Le fait que le poids des taxes scolaires soit réparti également entre les bâtiments résidentiels et non résidentiels au Québec a également contribué à la bonne performance de nombreuses villes québécoises dans cette nouvelle édition de notre rapport », indique dans un communiqué Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI.

Lors du précédent classement, qui remonte à 2016, Saint-Hyacinthe avait réalisé une remontée spectaculaire en passant du 85e rang en 2015 à la 9e place l’année suivante.

L’an dernier, la FCEI n’a pas publié de classement pour l’année 2017. « La FCEI se soucie constamment de son approche non partisane. Dans cette optique, nous essayons autant que possible d’éviter de publier le classement durant ou près d’élections municipales ayant lieu dans l’une ou l’autre des dix provinces », explique au COURRIER Mélanie Raymond, porte-parole de la FCEI.

Satisfaction chez Saint-Hyacinthe Technopole

Les résultats de ce classement ont été accueillis avec satisfaction à Saint-Hyacinthe Technopole, une corporation privée dédiée au développement économique de la ville de Saint-Hyacinthe.

« Nous sommes très heureux de ces résultats qui sont fort encourageants pour nos perspectives de croissance économique locale. Notre objectif est bien sûr d’atteindre le top 10 des villes canadiennes les plus entrepreneuriales et de s’y ancrer solidement » a commenté André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

Paramètres retirés

Pour établir ce palmarès, la FCEI a pris en considération le résultat de 13 indicateurs. Pour l’édition 2018, cinq d’entre eux ont disparu du tableau pour être remplacés par d’autres indices.

Ainsi, les données relatives à la satisfaction à l’égard de la vie, à l’état de l’entreprise, au pourcentage de problèmes que représentent le coût de l’administration municipale ainsi que les règlements municipaux et la sensibilité aux PME ont été remplacées par d’autres indicateurs.

« Comme nous le faisons depuis le début de nos classements annuels il y a plus de 10 ans, nous mettons régulièrement à jour notre méthodologie, ce qui implique parfois l’ajout ou le retrait d’indicateurs », justifie Mélanie Raymond.

Pour établir la base de données 2018, on s’est plutôt intéressé au revenu médian, à la situation générale des affaires et au fardeau de l’impôt foncier provincial.

Selon le communiqué diffusé par la FCEI, une des variables clés en 2018 est le ratio entre les impôts fonciers commercial et résidentiel.

« Le taux de taxation des immeubles commerciaux représente couramment le double de celui des immeubles résidentiels et ce ratio est même de 4 fois et demie dans certaines villes, ce qui freine la création d’entreprises et la croissance. Nous encourageons donc toutes les municipalités à mettre en place des mesures pour réduire cet écart », mentionne M. Gaudreault.

Selon les données obtenues, ce ratio à Saint-Hyacinthe est de 2,21 comparativement à 1,55 en 2016.

La FCEI se présente comme le plus grand regroupement de PME au pays en comptant 110 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

« Ces résultats sont fort encourageants pour nos perspectives de croissance économique. Notre objectif est bien sûr d’atteindre le top 10 des villes canadiennes les plus entrepreneuriales et de s’y ancrer solidement. »
– André Barnabé

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