10 décembre 2020
Fatouche Barber Shop
Saint-Hyacinthe Technopole retient la leçon
Par: Olivier Dénommée

Personne chez Saint-Hyacinthe Technopole n’a sourcillé lorsque le dossier du Fatouche Barber Shop, qui ne s’affiche qu’en anglais, est arrivé entre leurs mains, mais on assure que l’on portera davantage attention à la question de la langue les prochaines fois qu’une situation similaire se présentera. Photothèque | Le Courrier ©

Si les propriétaires du Fatouche Barber Shop n’ont pas vu venir la controverse que causerait leur choix de donner un nom anglais à leur salon de barbier en plein centre-ville de Saint-Hyacinthe, ils ne sont pas du tout les seuls : on a été tout aussi surpris du côté de Saint-Hyacinthe Technopole (SHT) lorsque l’article du COURRIER a été publié le 3 décembre.

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Un des copropriétaires de l’entreprise s’y défendait que personne à la Ville ni à Saint-Hyacinthe Technopole, qui ont aidé Fatouche Barber Shop à s’implanter au centre-ville, n’a soulevé de question sur ce choix de nom.

« Notre équipe est intervenue dans ce dossier afin de répondre à la demande que l’entreprise lui a adressée dans le cadre du Programme d’aide à l’implantation de commerces au centre-ville. Nos échanges avec elle se sont limités aux critères d’éligibilité à ce programme », explique Donovan St-Hilaire, conseiller en communication et marketing chez SHT, confirmant que les discussions avec les entrepreneurs n’ont jamais tourné autour du choix de nom de l’entreprise.

M. St-Hilaire reconnaît toutefois que cette situation est bien particulière puisque c’était selon lui la première fois que SHT faisait affaire avec une jeune entreprise qui souhaitait s’établir à Saint-Hyacinthe avec un nom résolument anglophone, expliquant pourquoi on l’avait « échappé ». « La question du nom en français est une préoccupation légitime des citoyens et c’est un réflexe qu’on devra avoir à l’avenir lorsqu’on va accompagner une entreprise qui souhaite s’implanter à Saint-Hyacinthe », conclut Donovan St-Hilaire.

Le récent débat aura donc permis à plusieurs de se rappeler de ne jamais tenir l’affichage en français pour acquis, même dans une ville aussi francophone que Saint-Hyacinthe.

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