13 février 2020
Pierre Fitzgibbon devant la Chambre de commerce
Saint-Hyacinthe : une zone d’innovation en devenir
Par: Martin Bourassa

Répondant à l’invitation de l’éditeur du Courrier de Saint-Hyacinthe, Benoit Chartier, le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, s’est arrêté à Saint-Hyacinthe le temps d’une conférence devant la Chambre de commerce. Ils posent en compagnie de Jacqueline Rainville, présidente de la Chambre, et de Chantal Soucy, députée caquiste de Saint-Hyacinthe. Photos François Larivière | Le Courrier ©

Le ministre Fitzgibbon et la députée Soucy ont répondu à quelques questions des gens d’affaires locaux, plus nombreux que jamais pour une telle activité chapeautée par la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe.

L’innovation a été servie à toutes les sauces par le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, lors de la conférence qu’il a livrée le 7 février devant près de 200 gens d’affaires réunis au centre de congrès de Saint-Hyacinthe.

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Tout ce beau monde n’avait pas hésité à faire le déplacement et à braver la tempête pour entendre l’un des ministres les plus influents et les mieux cotés du gouvernement caquiste discourir sur les sujets de l’heure, dont la bonne performance économique du Québec, la transformation d’Investissement Québec et la création de zones d’innovation à travers le Québec. Constatant la grande effervescence économique de la région maskoutaine, il a d’ailleurs plaidé pour que Saint-Hyacinthe consolide sa position de Technopole agroalimentaire et de Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale.

« Vous avez beaucoup d’atouts pour devenir une zone d’innovation agroalimentaire et vétérinaire, a indiqué le ministre Fitzgibbon, au grand plaisir des dirigeants de Saint-Hyacinthe Technopole, le bras économique de la Ville de Saint-Hyacinthe. Votre projet progresse et vous avez mon appui. Le plan d’affaires reste à être finalisé, mais ce n’est pas une course. L’objectif est d’implanter un modèle de collaboration et de partage entre les campus universitaires, les start-up, les centres de recherches et les entreprises. C’est ce que j’appelle le nouveau capitalisme coopératif. »

En entrevue avec LE COURRIER, le ministre a été invité à préciser comment sera faite l’attribution des zones d’innovation, dans la mesure où plusieurs régions pourraient revendiquer les mêmes créneaux. À titre d’exemple, la région de Rivière-du-Loup s’active déjà en vue de la création d’une zone d’innovation en biotechnologie et agroenvironnementale. « Ce sera à nous d’arbitrer ça! Il n’est pas exclu qu’il y ait des zones d’innovation et des satellites. Je suis le député [Terrebonne] d’une région [Lanaudière] très forte en agriculture. Tout le monde devra y trouver son compte. »

En vrac

Lors de son allocution, le ministre Fitzgibbon a aussi insisté sur l’importance pour le Québec de réduire l’écart de productivité avec les États-Unis et l’Ontario. « Au niveau de la productivité, il n’y a aucune raison qu’on ne soit pas meilleurs. Il faut prendre de bons risques et c’est avec l’innovation que nous allons combler nos écarts. Il faut faire mieux, surtout en période de prospérité. »

À titre de ministre de l’Économie et de l’Innovation, il a rappelé que son rôle consiste à convaincre les entrepreneurs d’investir dans l’innovation afin d’accroître leur productivité, et ce, en misant sur la modernisation, la formation et l’exportation.

Au sujet de la plus récente réforme d’Investissement Québec, le tout premier projet de loi qu’il a piloté et déposé quelques jours à peine avant sa visite à Saint-Hyacinthe, le ministre s’est dit convaincu d’avoir trouvé le modèle qui sera à la fois connecté sur les régions et sur le monde. « Investissement Québec doit être plus proactif et branché sur le terrain. Il faut prendre plus de risques calculés et être au cœur des nouvelles filières économiques », a expliqué le ministre en parlant de sa réforme.

Enfin, il s’est prêté à une petite période de questions de l’auditoire, où il a entre autres été amené à se prononcer sur l’aide au commerce de détail, les crédits d’impôt et l’incertitude économique provoquée par le coronavirus. Aucune question ne lui a été posée sur le dossier Exceldor, l’enjeu de l’heure à Saint-Hyacinthe.

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