6 avril 2017
Sainte-Hélène-de-Bagot va refaire ses devoirs
Par: Le Courrier

La municipalité de Sainte-Hélène-de-Bagot, qui souhaitait investir près de 800 000 $ dans l’agrandissement de l’ancien presbytère afin d’y regrouper ses bureaux municipaux, la salle du conseil et la bibliothèque, fait marche arrière. « Nous allons refaire nos devoirs afin de présenter un nouveau projet qui sera mieux accueilli par nos citoyens », résume le maire Yves Petit.

Lors d’une séance publique d’information tenue devant une centaine de personnes, le 21 mars au centre communautaire, le conseil municipal a tenu à faire le point sur divers sujets, dont le projet de réaménagement de l’ancien presbytère. En novembre, 306 signatures ont été recueillies lors d’une tenue de registre, alors qu’il en fallait 150 pour demander un référendum sur ce projet.

Les réactions de l’auditoire, lors de l’assemblée d’information, ont été dans l’ensemble négatives. Plusieurs intervenants se questionnent sur le coût total du projet. L’emprunt de 788 066 $, défrayé sur 25 ans, entraînerait, pour une résidence évaluée à 201 000 $, une hausse annuelle de 30,75 $ sur le compte de taxes. 

« Qui nous dit que le montant ne sera pas encore plus élevé? Avec en plus le projet de construction d’une nouvelle usine de traitement des eaux usées, ça sera lourd pour les citoyens. Si la municipalité va de l’avant avec l’agrandissement du presbytère, il y aura un référendum et elle le perdra », a affirmé Gaétan Plante, un citoyen présent lors de l’assemblée.

« Je me demande pourquoi on doit payer autant, alors qu’on peut sûrement trouver des alternatives moins coûteuses. 800 000 $, c’est une pilule dure à avaler », a ajouté Lise Laramée. 

Le maire Yves Petit affirme que le conseil a pris acte des commentaires, tout en ajoutant que le statu quo n’est pas une option. « Lorsque nous avons acquis le presbytère et le terrain à proximité, en 2007, notre but était avant tout de préserver ce bâtiment patrimonial. On a investi plus de 186 000 $ afin de le maintenir en bon état. Nous croyons qu’il est pertinent de relocaliser nos bureaux municipaux, situés actuellement dans l’édifice abritant la caserne, dans l’ancien presbytère, en plus de redonner un second souffle à la bibliothèque municipale. Ainsi, nos services seront centralisés et à long terme, tous en sortiront gagnants », soutient-il.

Le maire de Sainte-Hélène voit d’ailleurs beaucoup de positif dans cette séance publique. « Ce fut un bel exercice de démocratie, qui nous a permis de clarifier nos idées et de recevoir des suggestions. Le conseil a été à l’écoute et les interventions se sont faites avec respect », établit-il.

M. Petit soutient que la municipalité fera preuve de transparence et informera la population sur l’évolution du dossier.

« Je ne peux pas vous dire aujourd’hui quand le projet sera de nouveau présenté aux citoyens, mais on travaillera très fort afin d’en arriver à une solution qui ralliera le plus de gens possible », allègue-t-il, précisant que le CPE quittera prochainement la bâtisse abritant jadis le presbytère.

Service d’incendie : les démarches se poursuivent

Par ailleurs, lors de cette séance d’information, le maire Petit a réitéré la volonté de la municipalité de faire appel à Saint-Hyacinthe pour la prise en charge des services de protection contre l’incendie. Mais pour le moment, cette option est sur la glace et d’autres possibilités sont à l’étude.

M. Petit mentionne que le gouvernement du Québec favorise fortement les regroupements avec d’autres municipalités, ce qui permettrait d’importantes économies.

« Il y a des nouvelles exigences gouvernementales qui demandent un nouveau schéma de couverture de risques. J’espère qu’on pourra régler bientôt ce dossier », indique-t-il.

Le maire de Sainte-Hélène-de-Bagot souligne par ailleurs la finalisation de la construction du nouveau chalet des loisirs. Le coût net est de 756 709,62 $; la municipalité a obtenu une subvention de 243 810 $.

« C’est un très bel immeuble, adapté aux besoins de la population. Il est plus vaste et permettra de désengorger le centre communautaire », atteste M. Petit. 

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