18 août 2016
Service d’incendie
Sainte-Hélène penche aussi vers Saint-Hyacinthe
Par: Benoit Lapierre

Après la municipalité de Saint-Simon,

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Le conseil municipal de Sainte-Hélène a enclenché le processus de délégation de compétence en cette matière, de sorte que le Service de sécurité incendie de Saint-Hyacinthe prendra la relève de la brigade locale à partir de 2017 si un accord en ce sens est conclu, a indiqué le maire de Saint-Hélène, Yves Petit.

« Ça va dépendre des chiffres qu’ils vont nous présenter, et il faut que Saint-Simon signe avec eux en premier, parce qu’ils ne viendront pas chez nous en traversant un territoire qu’ils ne desservent pas », a précisé M. Petit.

Il est presque certain que la première condition sera remplie, car les élus de Saint-Simon ont approuvé le projet d’entente avec Saint-Hyacinthe à leur séance du 3 mai. Il reste toutefois certaines questions à régler, principalement en ce qui concerne les ressources humaines, a mentionné au COURRIER le maire Normand Corbeil.

À Sainte-Hélène, en qui a trait aux considérations financières, le conseil a notamment octroyé un contrat de 5950 $ à la firme Les Entreprises Michel Maillé, expert-conseil en sécurité incendie, afin d’obtenir une évaluation de l’équipement du service de la municipalité, lequel regroupe 21 pompiers.

Le maire Petit a mentionné que le Service de sécurité incendie de Saint-Hyacinthe était prêt à intégrer à ses effectifs les pompiers de Sainte-Hélène qui désireraient faire ce saut et suivre la formation « pompier II » nécessaire. « S’ils veulent travailler pour la Ville, on est prêt à payer leur formation; ils ont quatre ans pour la compléter. »

Selon lui, la municipalité devrait être en mesure de prendre une décision au cours du mois de septembre, après analyse de la proposition de Saint-Hyacinthe.

Il a expliqué que ce sont les nouvelles réalités en matière de risques et de couverture de risques qui incitent Sainte-Hélène, comme d’autres municipalités, à envisager un regroupement. « Quand la MRC a adopté son schéma de couverture de risques, on nous avait bien dit à Québec qu’on s’en allait vers ça. »

Le projet à l’étude ne fait pas nécessairement le bonheur des pompiers de Sainte-Hélène, et le maire Petit en a eu des échos. « C’est tout à fait normal. Ça me rappelle la réaction des policiers municipaux quand Saint-Hyacinthe a décidé d’abolir son service pour aller avec la Sûreté du Québec. Aujourd’hui, on a un très bon service de la SQ dans toute la MRC. »

Par ailleurs, la municipalité de Saint-Valérien-de-Milton aurait souhaité qu’une étude d’impact sur des regroupements et d’autres possibilités d’alléger la gestion des services d’incendie soit menée dans la MRC, mais le conseil des maires n’a pas donné suite à cette proposition à sa séance du 8 juin.

La mairesse de Saint-Valérien, Raymonde Plamondon, a confié au COURRIER que les petites municipalités faisaient face à des problèmes de plus en plus grands en matière de protection contre les incendies. « On aurait pu demander une étude régionale sur cette question, mais à la suite des discussions, c’est tombé à l’eau. Le côté administratif est devenu très lourd, et aujourd’hui, beaucoup de pompiers volontaires occupent un emploi à l’extérieur de la municipalité, et ce n’est pas qu’à Saint-Valérien, c’est comme ça partout », souligne Mme Plamondon. Son homologue de Sainte-Hélène-de-Bagot a fait état de la même réalité.

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