26 mars 2015
Sainte-Zizanie-Madeleine
Par: Martin Bourassa
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À écouter tout le monde, ça va de mal en pis dans le petit village que nous connaissons bien de Sainte-Marie-Madeleine.

Le village est divisé en deux clans. Ceux qui sont pour le maire Simon Lacombe et ceux qui sont contre. Et on se crêpe le chignon à qui mieux mieux depuis qu’une histoire de garage monumental a mis le feu aux poudres.

On croit comprendre que ce fut ­l’élément déclencheur d’une mobilisation citoyenne qui a décidé de regarder de près tout ce qui se passe, ou qui ne se passe pas, au bureau municipal. Cette saga a entraîné la démission d’une conseillère municipale et a également divisé le conseil en deux groupes.

Depuis, le maire peine à faire observer un minimum de décorum lors des houleuses assemblées. Bref, c’est la zizanie à Sainte-Marie-Madeleine, qui se donne des airs de Saint-Louis-sur-Richelieu d’avant les élections de novembre 2013.

Les quelques courageux qui lancent des appels au calme et souhaitent le ­retour de l’harmonie prêchent dans le désert, tellement les tensions sont vives.

Et c’est plate à dire, mais l’élection ­partielle de dimanche pourrait ne rien ­régler, autant vous prévenir tout de suite. Comptez sur les partisans des deux clans pour remettre en doute le déroulement du scrutin et les résultats.

De toute évidence, il faudra un élément extérieur et neutre pour trancher le débat et ramener tout le monde à un semblant de raison. Et on ne parle pas d’un avocat payé par la municipalité pour produire un avis juridique.

Cet élément externe et neutre doit venir du ministre des Affaires municipales du Québec. Le Ministère serait bien avisé de venir arbitrer le différend autour de la construction du fameux garage de la discorde.

En disant qui a tort et qui a raison dans ce dossier, Québec ferait oeuvre utile.

Le bon côté de toute cette saga, c’est ­l’intérêt soudain que portent les gens de l’endroit aux affaires et à l’administration municipale de Sainte-Marie-Madeleine.

L’indifférence et le laisser-aller sont bien pires que le crêpage de chignon.

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