22 avril 2021
Saison hâtive et effervescence au Club de golf de Saint-Hyacinthe
Par: Maxime Prévost Durand

En plus de pouvoir lancer sa saison plus tôt qu’à l’habitude, le Club de golf de Saint-Hyacinthe peut compter sur l’arrivée de nouveaux membres par dizaines, se réjouit le directeur général, Bruno Chicoine. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le beau temps des dernières semaines a permis au Club de golf de Saint-Hyacinthe de lancer officiellement sa saison samedi, une ouverture hâtive qui s’accompagne par une effervescence autour de cette discipline sportive.

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Déjà, une cinquantaine de nouveaux membres se sont abonnés ce printemps, poursuivant sur la lancée de l’an dernier où le recrutement avait été particulièrement satisfaisant au club maskoutain.

« On vit des printemps exceptionnels en matière de recrutement de membres, se réjouit le directeur général du Club de golf de Saint-Hyacinthe, Bruno Chicoine. Il y a une vague incroyable entourant le golf. Avec un début de saison hâtif, ça va permettre aux membres d’en profiter encore plus. »

Les températures chaudes et ensoleillées du début avril ont joué un rôle clé dans cette ouverture rapide. En temps normal, ce n’est qu’à la fin avril que les golfeurs peuvent prendre d’assaut les verts. « On est deux semaines plus tôt qu’à l’habitude », soutient M. Chicoine.

Il s’agit d’un retour du balancier pour les clubs de golf, qui avaient dû repousser leur ouverture autour de la mi-mai l’an dernier en raison de la pandémie. Malgré ces bouleversements, le club maskoutain s’était bien tiré d’affaire grâce à un intérêt renouvelé à l’égard du golf.

« Pour nous, la pandémie a été positive. On a eu une bonne année financière et on a pu faire des petits travaux sur la bâtisse et sur le terrain. On est des chanceux dans ça », mentionne le DG du Club de golf de Saint-Hyacinthe, empli d’empathie à l’endroit des entreprises plus durement touchées par la pandémie.

Tout n’est pas rose pour autant puisqu’un important point d’interrogation demeure quant aux événements comme les mariages et les tournois de golf, qui génèrent des revenus importants pour le club. Cependant, le fait qu’il n’y ait pas de tournois, par exemple, offre un avantage aux membres d’avoir accès au terrain en tout temps plutôt que d’avoir certaines plages horaires inaccessibles.

« On a des tournois au calendrier, mais la plupart ont réservé plus tard dans l’été, vers août, septembre et le début d’octobre. »

Recul face au masque :un soulagement

Comme bien des golfeurs, Bruno Chicoine ne cache pas avoir été soulagé d’apprendre, à quelques jours de l’ouverture de la saison, que le port du masque n’allait finalement pas être obligatoire en tout temps sur les terrains de golf. Après avoir donné des directives en ce sens, le premier ministre du Québec, François Legault, a reculé la semaine dernière en mentionnant que le port du masque allait être obligatoire à l’extérieur seulement lorsque le deux mètres ne peut être respecté.

« Il y avait une inquiétude, reconnaît M. Chicoine en évoquant cette mesure, qui a finalement été revue. Ça a soulevé beaucoup de questionnements, mais on n’a pas senti une grande frustration chez nos membres. Ils étaient prêts à porter le masque en tout temps, même s’ils n’étaient pas d’accord. Par contre, c’est sûr que c’est un soulagement de ne pas devoir porter le masque sur le terrain si on est à deux mètres les uns des autres. »

Le port du masque est néanmoins requis dans les aires communes, comme le stationnement, le champ de pratique et les verts de pratique, là où la distanciation est plus difficile à respecter. « C’est le plus gros changement par rapport à l’an dernier. On attend quand même le protocole final de la santé publique à ce sujet. »

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