5 août 2021
carte blanche
Sans toit ni loi
Par: Christian Vanasse
Publicité
Activer le son

En écrivant sur la crise du logement, un mois après le premier juillet et son festival du déménagement, j’avais peur que cette chronique n’ait un petit goût de passé date… mais non. Le sujet est aussi frais qu’un fromage qui fait squouik.

Et pas besoin de passer par les grandes villes où la flambée des prix de l’immobilier fait vendre des « Kinder surprise » au prix d’un œuf de Fabergé. En région, c’est la même chanson : Sherbrooke, Rimouski ou Saint-Hyacinthe, partout des familles cherchent encore à se loger. Et le gouvernement continue de nier une « pénurie de logements ».

On aime jouer sur les mots à la CAQ, c’est systémique chez eux. Mais les faits s’empilent comme des boîtes sur le bord du trottoir, il y a pénurie de logements ABORDABLES. En moyenne, un 4 et demie à Saint-Hyacinthe, c’est plus de 900 $. Une hausse de 16 % depuis l’an dernier, soit 8 fois plus que l’indice annuel du coût de la vie! Venez pas me faire croire que tous les proprios se sont mis à rénover leurs appartements en même temps avec de l’ébène pis de l’acajou.

Les hausses de loyers devraient au moins être réglementées comme le prix du pain, du lait ou de la bière dans les dépanneurs. Sans compter que les récentes évictions et démolitions d’appartements au centre-ville (sans compter les nombreux feux) mettent la pression sur les quelques logements encore abordables, mais qui le seront de moins en moins.

Bref, avec la hausse du coût des loyers, de l’épicerie et des vêtements, on réalise que ceux qui arrivent encore à combler des besoins aussi primaires que se loger, se nourrir et se vêtir en auront de moins en moins les moyens. La seule bonne nouvelle, c’est que la prochaine crise est prévisible.

image