19 juillet 2012
Malgré la saison de misère qu'a connue son équipe
Savard a laissé une impression favorable
Par: Maxime Desroches
David Savard entend faire sa niche dans la LNH sur une base régulière en septembre prochain.

David Savard entend faire sa niche dans la LNH sur une base régulière en septembre prochain.

L’ambiance dans le vestiaire d’une équipe sportive professionnelle est souvent plus agréable lorsque la victoire est au rendez-vous. Chez les Blue Jackets de Columbus, les occasions de célébrer se sont faites rares dans la dernière année, et le Maskoutain David Savard est bien placé pour en témoigner.

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Le défenseur recrue, qui a disputé un total de 31 rencontres dans la LNH, a vu le club qui l’avait sélectionné en quatrième ronde au repêchage de 2009 connaître une autre campagne ponctuée de plus de bas que de hauts.

« Je mentirais si je disais que le moral était bon. Vers le mois de décembre, quand on a vu que les choses ne s’amélioraient pas, on pouvait sentir une tension s’installer dans la chambre. Les joueurs comme les coachs semblaient à court de solutions. Même les leaders se faisaient plus silencieux », raconte l’arrière de 21 ans, rencontré par LE COURRIER lors de l’Omnium de golf Gervais-Talbot, le 29 juin.Cédé pour une première fois à la fin octobre aux Falcons de Springfield, l’équipe-école des Blue Jackets, Savard est revenu dans le giron du grand club lorsque celui-ci a indiqué la porte de sortie à l’instructeur-chef Scott Arniel, début janvier. Le mal était toutefois déjà fait. L’équipe de l’Ohio présentait à ce moment un désastreux dossier de 11-25-5. Todd Richards a alors été embauché afin de redresser la barque. Ce dernier n’a pas mis de temps à gagner la confiance de son groupe de joueurs.« Un changement d’air était nécessaire. On tournait en rond à ce moment. Richards nous a donné un nouveau souffle, même si c’était déjà évident à son arrivée que ça allait être dur d’atteindre les séries », concède le grand numéro 58, qui dit avoir apprécié la philosophie et le système de jeu du nouvel entraîneur. Il a d’ailleurs été envoyé dans la mêlée avec plus de régularité sous ses ordres.

Un jeune vétéran

Pendant les quelques mois passés dans la Ligue américaine, Savard a été employé à profusion. Il s’est vu confier des responsabilités accrues à la ligne bleue des Falcons. Cette marque de confiance n’a fait qu’aider l’arrière maskoutain à devenir un joueur plus complet.

« Je crois qu’on m’identifiait avant tout comme un spécialiste de l’offensive. Avec le temps de jeu élevé et le rôle de jeune leader qu’on m’a donné à Springfield, j’ai gagné de l’expérience dans toutes les facettes du jeu, incluant l’infériorité numérique. C’est un bagage que je compte utiliser afin de me tailler un poste à Columbus au prochain camp d’entraînement. »

Sortir du sous-sol

Si les Jackets souhaitent éviter de vivre l’enfer qu’a été la dernière campagne, de nouveaux visages devront transporter l’équipe, et une nouvelle attitude devra être implantée, croit Savard.

« Notre directeur général, Scott Howson, prend déjà les moyens afin de faire de nous une équipe plus compétitive. L’acquisition du gardien (Sergei) Bobrovsky est vue d’un bon oeil, tout comme la sélection de Ryan Murray au dernier repêchage, un défenseur dont on dit beaucoup de bien. Je crois qu’on assistera aussi à quelques échanges avant le début du camp. »En partie pour cette raison, celui qui a été nommé défenseur de l’année dans la Ligue canadienne de hockey junior en 2009-2010 préfère ne pas songer immédiatement au défi qui l’attend s’il veut percer l’alignement à l’automne. « Beaucoup de choses peuvent survenir avant le camp. Tout ce que je contrôle, c’est ma discipline à l’entraînement. S’il y a plus de compétition à mon poste, ce ne serait pas une mauvaise chose en soi. Ça voudra dire que ma place, je ne l’ai pas volée. »

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