9 juillet 2020
Carte blanche
Se réinventer
Par: Christian Vanasse
Publicité
Activer le son

Dès le début de la crise de la COVID, on s’est fait dire qu’on allait devoir se réinventer si on voulait passer au travers. À l’école, au travail, dans les arts de la scène, les bars, les restaurants, le commerce de détail, les transports en commun, l’urbanisme et même le vivre ensemble, il fallait revoir les codes et adopter de nouveaux comportements. Devant une situation inédite, il fallait trouver des solutions originales. Il fallait penser en dehors de la boîte. Mais on dirait que certains de nos politiciens municipaux n’ont pas eu le mémo, pis dès que ça se passe en dehors de la boîte, c’est le statu quo qui revient au galop. Poules urbaines, piétonnisation de la Cascades pis food trucks, les dossiers se suivent et se ressemblent. « On le fera pas. Trop compliqué. Ça rentre pas dans les petites cases. »

On a l’impression qu’à Saint-Hyacinthe, on ne se demande pas comment on pourrait réussir, mais plutôt comment interdire. Tiens, si par exemple on avait plutôt encouragé les food trucks, MAIS locaux? Pis les envoyer sur la rue Cascades pour animer la piétonnisation avec des poules en liberté… bon, ok. J’exagère peut-être sur les poules, mais vous saisissez le principe. On peut-tu essayer des affaires… qui se font déjà ailleurs?

Un peu partout, des administrations municipales se « réinventent » pour favoriser la mobilité piétonne et par vélo, l’agriculture urbaine et des centres-villes vivants et animés en consultation ET en collaboration avec leur population. Parce qu’elles savent que c’est le futur. Elles ne regardent pas seulement la crise actuelle, mais aussi celles qui vont venir après. Dans tous les secteurs, on se réinvente. Sauf en certains endroits encore nostalgiques de l’époque de Maria Chapdelaine : « Au pays du Québec, où rien ne change. Et rien ne doit changer. »

image