7 juillet 2016
Secteur commercial : une étude de 13 000 $
Par: Benoit Lapierre

Le conseil municipal de la Ville de Saint-Hyacinthe a retenu les services du consultant Demarcom, de Saint-Lambert, pour la réalisation d’une « analyse en profondeurs des zones commerciales et des superficies brutes de plancher imposées par le schéma d’aménagement révisé de la MRC des Maskoutains sur le territoire de la Ville de Saint-Hyacinthe ».

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Demarcom, qui a obtenu de la Ville un mandat d’un montant maximum de 13 025 $, est la même firme à laquelle la MRC des Maskoutains a fait appel en décembre 2015 – mandat de 52 284 $, taxes incluses – pour une mise à jour de l’offre et de la demande commerciales sur son territoire.

Cette mise à jour servira à documenter le projet d’amendement du schéma d’aménagement révisé visant le respect de l’orientation gouvernementale no 10 visant les périmètres urbains des MRC de la couronne périmétropolitaine. Pour l’heure, le gouvernement empêche toute expansion de ces périmètres à même la zone agricole. « Il est opportun pour la Ville de Saint-Hyacinthe que l’analyse de la fonction commerciale tienne compte de la réalité vécue sur le territoire urbain et qu’elle fournisse des orientations pointues pour chaque secteur de la ville », précise-t-on dans la résolution du 6 juin mandatant Demarcom. Saint-Hyacinthe Technopole assumera 25 % de la facture que la Ville recevra du consultant. Représentant 62,5 % de la population de la MRC, Saint-Hyacinthe financera dans une proportion semblable l’étude qui a déjà été commandée à Demarcom.

Le conseiller Bernard Barré, parrain de la résolution sur la deuxième étude, affirme qu’il est nécessaire que Saint-Hyacinthe aille au-delà du mandat plus général que la MRC a accordé au consultant.

« Compte tenu des impacts que ça peut avoir pour notre territoire, il faut se doter des meilleurs outils possible dans nos négociations avec le gouvernement. Il faut qu’on ait dans les mains quelque chose qui est propre à notre territoire, avec des arguments de spécialistes. Pour moi, une étude de 13 000 $, ce n’est pas cher par rapport à ce que ça peut nous rapporter », a-t-il répondu au COURRIER.

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