11 février 2016
CSSH
Sept écoles ­touchées par la vétusté ou les terrains contaminés
Par: Jennifer Blanchette | Initiative de journalisme local | Le Courrier
L’école Saint-Thomas-d’Aquin immeuble II est à la fois située sur un terrain contaminé et aux prises avec un problème de vétusté. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’école Saint-Thomas-d’Aquin immeuble II est à la fois située sur un terrain contaminé et aux prises avec un problème de vétusté. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Sept écoles vétustes ou situées sur des terrains contaminés ont été recensées sur le territoire de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) par le ministère de l’Éducation. Dans le cas de l’école Saint-Thomas-d’Aquin bâtiment II, la situation est deux fois plus ­préoccupante puisqu’elle est à la fois localisée sur un sol contaminé et jugée en mauvais état.

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Les écoles Plein-Soleil (Sainte-Hélène), Polyvalente Hyacinthe-Delorme (PHD) et des Passereaux immeuble Maurice-­Jodoin sont également situées sur des sols contaminés, tandis que les ­bâtiments scolaires des écoles Saint-­Damase, Aux-quatre-vents immeuble Saint-Barnabé-Sud et Saint-Marcel sont dans un état critique.

Ces informations, rendues publiques par TVA Nouvelles, ne surprennent pas la direction de la CSSH. « Les sols sont contaminés; nous le savons, car c’est la CSSH qui transmet ces informations au ministère. Concernant la vétusté, la situation est aussi connue de tous », affirme Sagette Gagnon, régisseuse aux communications pour la CSSH.

La décontamination du sol a été ­effectuée l’an dernier sur les terrains de la PHD et de Plein-Soleil, elle est en cours à Saint-Thomas-d’Aquin et sera réalisée l’an prochain à des Passereaux.

Mme Gagnon a indiqué que la présence de mazout dans le sol, émanant des anciens réservoirs de chauffage retirés à la fin des années 90, ne représentait pas un danger pour les élèves et le personnel puisqu’ils ne sont pas en contact direct avec les portions contaminées.

« C’est un entrepreneur en excavation qui retire la couche de sol contaminée, selon les plans et devis d’un ingénieur et ce dernier s’assure que nous avons atteint les tissus sains avant de remblayer », précise-t-elle.

Mouvance des écoles

Les documents ministériels recensaient également quatre bâtiments sur le territoire de la CSSH dont l’état de vétusté était si avancé qu’il serait plus rentable de les démolir et de les reconstruire que de les rénover.

Concernant les écoles de Saint-Barnabé-Sud (4,8 M$ estimés en rénovation) et de Saint-Marcel (6,1 M$), les problèmes sont attribués au sol glaiseux sur lequel ont été bâtis ces édifices. « Il y a une mouvance des écoles. Le sol a de la difficulté à ­supporter le poids des écoles », indique Sagette Gagnon.

Elle maintient toutefois que tant les ­ressources matérielles de la CSSH que des ingénieurs professionnels ont jugé que la situation était sécuritaire pour ces deux bâtiments.

Du côté des écoles Saint-Thomas-d’Aquin (1,7 M$) et Saint-Damase (3,4 M$), ce sont les enveloppes extérieures des bâtiments qui sont à refaire.

« Les sommes que l’on reçoit du ­ministère sont pour rénover et non pour démolir et reconstruire. Nous y allons ­selon les priorités, mais tout dépend des sommes que nous recevons annuellement », fait savoir Mme Gagnon.

Au Québec, 437 écoles sont situées sur des sols contaminés et 478 bâtiments sont dans un état préoccupant.

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