7 mai 2015
Servir dans la charité
Par: Martin Bourassa
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In Caritate Servire, peut-on lire sur le blason de la congrégation des Soeurs de la Charité qui célèbre ces jours-ci deux anniversaires marquants, à savoir son arrivée à Saint-­Hyacinthe et la fondation de ­l’Hôtel-Dieu.

Rarement une devise aura-t-elle été plus juste et représentative.

Depuis 175 ans, les centaines de ­religieuses qui se sont succédé à Saint-­Hyacinthe n’auront fait que cela : servir les Maskoutains dans la charité.

En fait, il serait même plus juste ­d’ajouter qu’en plus de servir, elles ont soigné, écouté, éduqué, formé et accompagné des ­générations de Maskoutains.

Elles ont été des modèles de ­dévouement et de compassion. Et c’est à toutes ces femmes bonnes et généreuses que nous ­devons rendre hommage ­aujourd’hui.

Il y a plusieurs mois déjà, un petit comité s’est formé afin que ces deux anniversaires ne passent pas inaperçus chez nous. Et ­d’entrée de jeu, nous avons voulu être ­associés à cette belle initiative afin de ­témoigner toute notre gratitude envers une institution qui a grandi presque main dans la main avec Le Courrier, doyen des ­journaux français d’Amérique, qui ­raconte Saint-Hyacinthe depuis 163 ans.

Notre contribution à ces réjouissances sobres et modestes, à l’image des Soeurs de la Charité, prend la forme d’un cahier ­historique de 32 pages. Ce dernier résume de façon fort succincte il est vrai l’oeuvre ­féconde d’une congrégation.

Ce cahier est toutefois un rappel ­nécessaire aux générations montantes. Une façon de commémorer l’h��ritage ­monumental que nous leur devons. On y trouve d’ailleurs en plein coeur des ­témoignages éloquents où les mots ­reconnaissance, gratitude, amour, don de soi, générosité, dévouement, respect et ­soutien prennent tout leur sens.

Le thème du cahier et des festivités ­résume assez bien l’état d’esprit qui ­animent les religieuses et tous ceux et celles qui ont senti le besoin de s’investir dans ces initiatives : « Un passé rempli de tendresse; un avenir porteur d’espérance ».

De la tendresse, toutes leurs réalisations en sont imprégnées. La tendresse coule de source. Un avenir rempli d’espérance? Cela va de soi.

Les Soeurs de la Charité sont lucides et savent mieux que personne que ce retour en arrière sera sans doute l’un des derniers avec une certaine résonnance dans la ­communauté. Dans 25 ans, il est loin d’être acquis qu’il y aura beaucoup d’effervescence autour des 200 ans de ces deux institutions.

Les religieuses ont toutefois espoir que leurs bonnes oeuvres leur survivront à ­travers l’engagement de corporations laïques et de simples individus qui auront tout comme elles le goût de servir les autres dans la charité. Nous aimons d’ailleurs à penser que l’ADN du bénévolat que les ­Maskoutains portent en eux n’est pas ­étranger à l’engagement et au dévouement des communautés religieuses de Saint-­Hyacinthe.

Aux Soeurs de la Charité bien entendu, mais également à toutes les congrégations qui ont façonné le Saint-Hyacinthe d’hier à aujourd’hui. Pensons aux Soeurs de Saint-Joseph, aux Soeurs de la Présentation de Marie, aux Adoratrices du Précieux-Sang et aux Soeurs de Sainte-Marthe. Sans oublier tous les hommes d’Église qui sont passés par le Séminaire et les communautés ­masculines tels les Pères dominicains. Ces hommes et ses femmes nous ont montré le chemin de la compassion et du dévouement. Et c’est par le bénévolat, la bonté et la générosité que nous serons à même de perpétuer leur mémoire pour des siècles et des siècles à venir.

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