19 février 2015
Simulation d’un cas d’Ebola à Honoré-Mercier
Par: Jennifer Blanchette
Un faux patient atteint d’Ebola a été transporté à l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier au début décembre lors d’une simulation. Photo CSSSRY

Un faux patient atteint d’Ebola a été transporté à l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier au début décembre lors d’une simulation. Photo CSSSRY

Même si aucun cas de la maladie à virus Ebola n’a été déclaré au Québec, le Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY) demeure vigilant. L’établissement a été le premier en Montérégie à simuler l’arrivée d’un patient atteint de la maladie au début décembre.

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« Nous étions très préparés à faire face aux cas d’Ebola sur papier, mais nous devions nous assurer que nous pouvions réagir aussi bien dans la réalité. Ce n’est pas le genre de situation qui se produit de façon régulière, donc il est important de se pratiquer. Tout le personnel se sent plus rassuré d’avoir pris part à cette simulation », a affirmé Simon Bernier, coordonnateur des mesures d’urgence au CSSSRY.

Le 2 décembre, une dizaine d’intervenants de l’urgence d’Honoré-Mercier, en collaboration avec les services ambulanciers, ont pris en charge une « victime-acteur » atteinte d’Ebola durant près de deux heures. La fluidité et la pertinence des pratiques ainsi que le niveau de préparation du personnel médical étaient les principaux points à surveiller durant la simulation.

L’exercice, supervisé entre autres par le microbiologiste-infectiologue Vincent Masse, a permis de constater que les liens avec les partenaires de l’urgence étaient bien consolidés, mais que certains détails techniques étaient à revoir. « Par exemple, nous avions oublié d’amener une poubelle à proximité et en raison de l’équipement de protection individuel, les canaux de communication sont à revoir », a mentionné M. Bernier.

À la fin novembre, l’Agence de la santé de la Montérégie avait évalué le plan d’intervention en matière d’Ebola du CSSSRY et n’y avait pas relevé de faille, selon l’organisation.

Cette simulation n’a pas engendré de dépenses inutiles et a permis de maintenir les services de base réguliers à l’urgence, a précisé Simon Bernier.

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