20 octobre 2016
30 ans d’Expression
Soirée festive et encan silencieux
Par: Olivier Dénommée
Marcel Blouin, directeur général et artistique, Roxane Chamberland, adjointe à la direction par intérim, Geneviève Barrette, adjointe administrative, et Jean-Marie Pelletier, président du conseil d’administration d’Expression, sont devant des œuvres de Thérèse Chabot et de Claude Millette qui seront vendues à l’enchère le 29 octobre. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Marcel Blouin, directeur général et artistique, Roxane Chamberland, adjointe à la direction par intérim, Geneviève Barrette, adjointe administrative, et Jean-Marie Pelletier, président du conseil d’administration d’Expression, sont devant des œuvres de Thérèse Chabot et de Claude Millette qui seront vendues à l’enchère le 29 octobre. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Expression, centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, célèbre en grand ses 30 ans d’existence : l’équipe convie tous les amateurs d’art contemporain de la région à participer à une « soirée étincelante » le samedi 29 octobre. Au menu : de l’animation visuelle et musicale, des bouchées, un bar, un encan silencieux et des surprises.

Dès 18 h, le public sera invité à entrer gratuitement pour célébrer trois décennies d’art contemporain à Saint-Hyacinthe. Parmi les animations annoncées, on attend une performance du collectif TouVA et une animation musicale par La Bête. Comme Expression sera en transition entre deux expositions, les planchers seront libérés pour accueillir quelques centaines de visiteurs à la fois et, espère-t-on, quelques danseurs! Si le bar est payant, les bouchées et grignotines seront fournies gratuitement lors de cette soirée où on espère attirer tout le monde, autant les fidèles que les curieux. 

« Nous avons aussi une surprise La vie la vie pour les invités, mais nous ne pouvons pas en dire plus que cela! », lance simplement Roxane Chamberland, adjointe à la direction.

14 œuvres à l’encan

Le directeur général d’Expression, Marcel Blouin, a sollicité des artistes marquants qui ont exposé au fil des ans afin d’avoir des œuvres à mettre à l’enchère. « C’est une façon de mettre en valeur des artistes qui ont exposé chez nous à travers ces 30 ans et qui nous ont marqués. Et ces artistes ont fait preuve d’une belle solidarité envers Expression. » Au total, 14 œuvres de 13 artistes différents seront vendues le 29 octobre, dont certaines sont carrément des donations.

Les 14 œuvres sont visibles sur le site web d’Expression, avec les détails et la mise de départ demandée pour chacune d’entre elles. Ces mises varient selon l’item, allant de 325 $ à 2 400 $. « Ces valeurs de départ sont relativement modestes, surtout si on compare avec la valeur réelle des œuvres. Leur valeur va aussi grimper dans les prochaines années, alors c’est un investissemen intéressant », assure M. Blouin. Parmi les artistes se retrouvent Thérèse Chabot, Patrick Foisy, Serge Lemonde, Yves Louis-Seize et Claude Millette, pour n’en nommer que quelques-uns. Il est déjà possible de miser sur une œuvre par téléphone, au 450 773-4209, jusqu’au 27 octobre. Après, c’est à l’encan silencieux que cela va se poursuivre pour les mises finales.

Expression, d’hier à aujourd’hui

Fondé en 1985, Expression a rapidement acquis sa réputation de salle d’exposition incontournable au Québec après avoir aménagé dans ses locaux actuels en 1989, présentant annuellement cinq expositions et autant de conférences. Les lieux, ouverts six jours par semaine, attirent entre 8 000 et 12 000 visiteurs annuellement. Expression est aussi derrière Orange, triennale d’art actuel à Saint-Hyacinthe depuis 2003, et offre de l’animation et de l’éducation pour 4 000 jeunes qui souhaitent s’initier à l’art contemporain chaque année. Son actuel directeur général et artistique, Marcel Blouin, est en poste depuis maintenant 15 ans.

L’annonce de cette soirée vient s’ajouter à la longue liste des occasions saisies par Expression et ses partenaires, la Médiathèque maskoutaine et le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, pour faire la promotion du projet de Complexe culturel maskoutain, que M. Blouin aimerait voir en chantier avant les 35 ans de son centre d’exposition, qu’il rêve d’ailleurs de voir converti en musée.

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