20 octobre 2011
Les jeunes de la région de la Montérégie
Solitude, mal de vivre à l’époque actuelle,plus ouverts d’esprit et moins « verts » qu’on le pense
Par: Martin Bourassa

Près d’un Québécois sur six avoue avoir un certain mal de vivre avec l’époque actuelle, alors que la proportion grimpe à près d’un sur cinq chez les jeunes adultes.

Ces données font partie des résultats dévoilés par Hebdos Québec à la suite de la 3e édition de l’enquête Hebdos Québec/Léger Marketing « Découvrez le vrai visage du Québec » réalisée auprès de 29 016 Québécois et Québécoises âgé(e)s de 18 ans et plus et menée dans 150 localités.

Pour la région de la Montérégie, voici les données les plus significatives.

Moins « verts » qu’on pense

Alors qu’on pourrait s’attendre à ce que les jeunes soient particulièrement sensibles aux questions environnementales, les données démontrent que ce sont eux qui ont fait en moins grand nombre des gestes pour réduire la consommation d’énergie au cours du mois précédant l’enquête.

Alors que 70 % des Québécois ont posé un geste en ce sens, seulement 59 % des jeunes de 18-29 ans l’ont fait. Dans la région, les jeunes affichent un taux légèrement supérieur à la moyenne de leur groupe d’âge, soit 61 %. Dans la même veine, 35 % des Québécois ont avoué avoir jeté à la poubelle un contenant recyclable de plastique, de métal ou de verre au cours du mois précédant l’enquête, ce taux monte à 52 % chez les jeunes, mais n’est que de 49 % dans la région. Enfin, les 18-29 ans sont assez pessimistes face à l’évolution de la qualité de l’environnement puisque 25 % d’entre eux croient que l’environnement va se détériorer au cours des cinq prochaines années dans la localité où ils demeurent, alors que ce taux est de 17 % pour le Québec; dans la région, les jeunes sont légèrement plus pessimistes avec un taux de 26 %.

Un certain mal de vivre chez les jeunes

Ce sont les personnes âgées de 18 ans à 29 ans qui se sentent les plus seules au Québec. À la question « Vous arrive-t-il de vous sentir seul tout le temps ou souvent? » les répondants avouent se sentir seuls tout le temps ou souvent à raison de 23 %, alors que la moyenne québécoise est de 15 %. Les jeunes de la région de la Montérégie se sentent légèrement plus seuls avec un taux de 25 %.

Dans la même veine, 58 % des jeunes de la région ont répondu qu’ils préféreraient vivre à une autre époque que l’époque actuelle, résultat identique à la moyenne de leur groupe d’âge, alors que la moyenne québécoise est de 48 %. Les résultats indiquent aussi que les 18-29 ans ont une plus grande peur de développer une maladie mentale, un burn-out et une dépression, avec un taux de 25 % alors que la moyenne québécoise est de 18 %. Dans la région, ce taux atteint 29 %, sensiblement plus élevé que la moyenne de leur groupe d’âge.Ces données nous amènent à conclure qu’au Québec, les jeunes ont un certain mal de vivre.

Une plus grande ouverture d’esprit

Les résultats de ce sondage nous démontrent que les 18-29 ans sont plus ouverts d’esprit face à l’immigration alors que seulement 39 % d’entre eux considèrent que l’arrivée au Québec d’immigrants d’origines ethniques et culturelles différentes de la nôtre est une menace pour la culture québécoise, alors que le taux est de 42 % pour l’ensemble du Québec.

Dans la région de la Montérégie, les jeunes semblent sensiblement moins ouverts avec un taux de 47 %. Dans la même veine, les 18-29 ans du Québec expriment à 68 % qu’ils seraient heureux d’apprendre que leur enfant leur annoncerait son mariage avec une personne d’origine ethnique différente de la leur, alors que la moyenne québécoise n’est que de 47 %. Dans la région, ce taux est de 67 %, légèrement inférieur à la moyenne de leur groupe d’âge.De plus, ce sont les 18-29 ans qui sont les plus enclins à vouloir accueillir un parent vieillissant à la maison de manière permanente à raison de 46 %, comparativement à la moyenne québécoise qui est de 39 %. Chez les jeunes de la région, ce taux est de 50 %, légèrement plus élevé que la moyenne de leur groupe d’âge.

Autres données intéressantes

À la question « Est-ce que vous trouvez difficile de ne pas vous connecter à Internet pendant quelques jours? » 54 % des Québécois ont répondu « oui ». Sans grande surprise, ce taux passe à 62 % chez les 18-29 ans, le taux le plus élevé de toutes les catégories d’âge. Dans la région, ce taux est de 60 %.

Au Québec, les jeunes de 18-29 ans aiment dépenser : 72 % des répondants ont affirmé qu’ils aiment dépenser, alors que la moyenne québécoise est de 65 %. Dans la région, ce taux est de 73 %. Les jeunes de 18-29 ans au Québec sont toutefois dans les moins endettés, le total des dettes de cartes de crédit et de marge de crédit s’élevant à 2 206 $, alors que la moyenne québécoise est de 2 714 $. Dans la région, les jeunes présentent un résultat légèrement supérieur à la moyenne de leur groupe d’âge, soit 2 624 $.Depuis 2009, Hebdos Québec réalise une vaste enquête sociale afin d’évaluer l’opinion publique québécoise à propos de plusieurs enjeux et faits de société. C’est la firme de sondage Léger Marketing qui a été mandatée pour réaliser cette étude. Pour cette troisième édition, le sondage a été effectué par Internet et la collecte des données s’est déroulée entre le 30 avril et le 29 juin 2011, auprès d’un échantillon représentatif de 29 016 Québécois et Québécoises âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français. L’étude a été menée à travers 150 localités dont les contours sont définis par la zone de distribution des journaux membres d’Hebdos Québec. L’échantillon par marché s’élève au minimum à 200 répondants. La marge d’erreur totale des résultats est de l’ordre de 0,58 %, et ce, 19 fois sur 20, tandis que celle d’un marché individuel est d’environ 6,93 % (basée sur un marché de 200 répondants), et ce, également 19 fois sur 20.

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