2 mars 2017
Parti québécois
St-Pierre Plamondon sonde Saint-Hyacinthe
Par: Jean-Luc Lorry
Paul St-Pierre Plamondon, conseiller spécial au renouvellement du Parti québécois.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Paul St-Pierre Plamondon, conseiller spécial au renouvellement du Parti québécois. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Paul St-Pierre Plamondon, l’homme à qui l’on a confié la mission délicate de rajeunir le Parti québécois (PQ) était de passage à Saint-Hyacinthe dernièrement. Ce conseiller spécial du chef de l’opposition, Jean-François Lisée, était venu entendre les citoyens sur la façon dont le PQ doit se réinventer en prévision des élections de 2018.

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Selon M. Plamondon, plus de 70 personnes s’étaient déplacées au restaurant Le Parvis pour échanger sur l’avenir du parti politique fondé en 1968 par René Lévesque.

« Cette tournée dans les circonscriptions va mettre la table et alimenter les discussions en vue du congrès national du PQ qui se tiendra en septembre », indique en entrevue au COURRIER, Paul St-Pierre Plamondon, qui est originaire de Trois-Rivières.

Ces consultations menées auprès de la population permettront la rédaction d’un rapport final qui sera déposé fin avril. La version préliminaire rendue publique mi-février avait fait couler beaucoup d’encre. 

« Le Parti québécois est considéré à juste titre comme un parti vieillissant », y écrit en introduction, Paul St-Pierre Plamondon. En janvier, sur les 89 000 membres, 68 % sont âgés de plus de 55 ans. 

« Nous constatons un déficit de politisation. Les moins de 40 ans manifestent peu d’intérêt pour la politique. Ce que nous entreprenons avec le projet Oser repenser le PQ démontre que le parti n’a pas peur de se remettre en question. Ce projet donne l’opportunité aux gens de s’exprimer et de proposer des solutions. »

Paul St-Pierre Plamondon est convaincu que cette démarche permettra une relance du Parti québécois.« Il faut que le PQ retrouve son esprit d’aventure. Je pense que la perception de notre formation politique doit changer par des gestes et non par une campagne marketing », croit-il.

La politique coule dans les veines de ce détenteur d’un MBA de la prestigieuse université d’Oxford au Royaume-Uni. « Il est certain que je serai candidat en 2018 », confirme Paul St-Pierre Plamondon qui ne sait pas encore dans quelle circonscription il défendra les couleurs de sa formation politique. 

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