26 mai 2011
Les héros du jeudi
Sur les traces de Gérard Côté
Par: Maxime Desroches
Les prouesses de Julien Pinsonneault à l'épreuve 5 km du Défi Gérard-Côté en ont impressionné plus d'un.

Les prouesses de Julien Pinsonneault à l'épreuve 5 km du Défi Gérard-Côté en ont impressionné plus d'un.

Il n’est pas exagéré de prétendre que la course à pied, Julien Pinsonneault l’a toujours eue dans le sang. Déjà à trois ans, il prennait ses jambes à son cou afin de parcourir la distance séparant sa maison de celle de sa gardienne.

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Cette habitude acquise dès sa tendre enfance est loin de s’être estompée au fil des ans. Elle est plutôt devenue une véritable passion et un aspect indispensable dans le quotidien de l’étudiant de 18 ans.

Discipliné et méthodique, le jeune mordu d’athlétisme court en moyenne 25 à 30 km par semaine, beau temps mauvais temps, en plus de s’intéresser au vélo et d’entraîner une jeune équipe de soccer de la région. « J’ai calculé que je parcours environ 1 300 km par année au total. Grâce à ma montre GPS, je parviens à prendre note de mes chronos et de mes distances. Je tiens aussi compte de mes temps en fonction des conditions météo », a noté l’étudiant en sciences de la nature au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Une quatrième place amplement méritée

Ses résultats sur les pistes d’athlétisme de la région lors des deux dernières années sont éloquents. Au plus récent Défi Gérard-Côté, le 8 mai, Julien a pris part à la compétition du 5 km et s’est mis en évidence avec un chrono de 0:17:29, bon pour le quatrième rang cumulatif, tous âges confondus.

Son avance de quatre minutes sur son plus proche poursuivant dans la catégorie des 16 à 19 ans témoigne de son excellence, surtout qu’il a emprunté une boucle de 600 m à laquelle ses rivaux ont échappé en raison d’une confusion du signaleur.« J’étais à ce moment en deuxième place et je m’étais forgé une avance sur le peloton. On nous a indiqué de continuer, mais j’ai été le seul à le faire tandis que d’autres ont plutôt suivi la voiture de tête. Au final, ça m’a coûté quelques positions », a-t-il expliqué, néanmoins satisfait d’avoir terminé non loin des meneurs.En mai 2010, l’athlète multidisciplinaire avait fait écarquiller bien des yeux en remportant avec ses trois coéquipiers la première édition du « Tour de la Montagne » de Saint-Hilaire. Il a remis ça de plus belle, lundi, en s’emparant du premier rang au niveau corporatif (et du deuxième rang toutes équipes confondues) avec ses partenaires de l’équipe du COURRIER.Suivant à la lettre les conseils de ses instructeurs physiques Martin Fontaine et Roger Paquette, Julien a été à même de constater la nécessité d’établir une stratégie de course et de ne jamais en déroger.« Ce genre de compétition à relais était du nouveau pour moi. Je me suis vite rendu compte que l’aspect tactique vaut pour beaucoup. Il faut augmenter la cadence au moment opportun, sinon on se fait avoir à vouloir trop pousser la note », a-t-il soutenu.« Julien est un jeune homme intelligent qui apprend rapidement. Il a vite compris qu’en course à pied de longue distance, la patience est de mise et même synonyme de réussite. Il atteint maintenant l’âge où il commence à connaître du succès en course à pied, dans un sport où l’on est généralement meilleur en vieillissant, comparativement à d’autres disciplines », a raconté son entraîneur physique et partenaire de course, Martin Fontaine.

La découverte d’un nouvel intérêt

Tout aussi passionné de soccer qu’il l’est de la course et du vélo, l’athlète maskoutain dirige également deux équipes du quartier au cours de la période estivale.

Afin d’affiner ses connaissances et d’atteindre son statut officiel d’instructeur au niveau provincial, Julien suivra prochainement un cours offert par le Programme national de certification des entraîneurs (PNCE).« Dès ma 5e année du primaire à Roméo-Forbes, j’avais attrapé la piqûre du coaching, en partie grâce aux techniques d’enseignement du responsable du programme, Richard Labonté. Cette envie de travailler avec les plus jeunes m’est restée depuis ce moment. »

Un modèle bien de chez lui

Les faits d’armes du Maskoutain Gérard Côté, notamment ses quatre triomphes au marathon de Boston dans les années 1940, ne sont pas inconnus du jeune Julien, qui admet s’en inspirer au quotidien.

« À l’école, j’ai fait plusieurs présentations à son sujet. Il est en quelque sorte un modèle, car il a couru tout au long de sa carrière dans les rues que j’emprunte à tous les jours, en plus de ses qualités athlétiques exceptionnelles. », a poursuivi le jeune athlète, qui désire orientier sa carrière professionnelle vers la médecine sportive.Même s’il désire prendre tout le temps requis avant de s’attaquer à l’imposant défi que représente un marathon, il ne faudrait pas de surprendre de retrouver un jour Julien Pinsonneault dans les rues de Boston.

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