19 décembre 2019
Surprise et déception pour le PDG d’Exceldor
Par: Jean-Luc Lorry

La décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de refuser la demande de la Ville de Saint-Hyacinthe d’exclure un terrain situé en bordure de l’avenue Pinard de la zone agricole pour permettre à la coopérative Exceldor d’implanter sa future usine de transformation de volaille déçoit au plus haut point la direction de l’entreprise.

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« Cette décision négative nous a pris de court. Je n’avais pas d’inquiétude quant à l’issue positive de la demande. Par conséquent, je suis énormément déçu et surpris considérant les arguments qui avaient été présentés lors de l’audience à la CPTAQ », indique René Proulx, président-directeur général d’Exceldor, en entrevue au COURRIER.

Autant pour Exceldor que pour la Ville, il s’agit d’un investissement industriel historique évalué à 200 M$ qui vient de connaître un sérieux revers.

Cette future usine d’abattage et de transformation de volaille doit remplacer les installations jugées désuètes d’Exceldor à Saint-Damase.

« Nous avons 250 employés à notre usine de Saint-Damase qui est située à moins de 15 kilomètres de la future usine. Autant pour nous que pour ces travailleurs, cette décision n’est pas un cadeau de Noël », a mentionné M. Proulx.

La nouvelle installation occuperait une superficie totalisant 200 000 pieds carrés dans le parc industriel Olivier-Chalifoux et compterait près de 600 employés.

Lors des audiences devant la CPTAQ, il était question d’un second terrain potentiel de 38 hectares qui aurait représenté une seconde option pour Exceldor à Saint-Hyacinthe.

« Ce second terrain n’est pas acceptable pour nous pour des raisons de biosécurité [proximité de meuneries dans le même parc industriel]. La seule option est le terrain sur l’avenue Pinard. Il n’y a pas de plan B », confirme le PDG d’Exceldor.

Celui-ci assure que son entreprise n’a pas de visées dans d’autres municipalités environnantes et qu’elle ne baissera pas les bras. Il va tenter de renverser la vapeur possiblement d’une autre façon.

« Nous allons examiner tous les recours possibles et travailler en collaboration avec les gens de la Ville de Saint-Hyacinthe », s’engage M. Proulx.

Déception chez Saint-Hyacinthe Technopole

Depuis plusieurs années, la Ville travaille de concert avec Saint-Hyacinthe Technopole pour mettre en place les meilleures conditions permettant la réalisation de ce projet sur le territoire de la municipalité.

La décision négative de la CPTAQ déçoit et inquiète la direction de cet organisme, dont l’une des missions est de gérer et de développer les parcs industriels de la ville.

« Notre déception est vive et profonde après toutes ces années d’efforts que nous avons consacrées à ce dossier majeur pour le développement économique de la ville », commente avec amertume André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole.

« Nous ne baisserons pas les bras. Cette décision est tombée hier [mardi]. Il faut maintenant analyser le tout en profondeur. Nous allons travailler avec toutes les parties qui étaient impliquées dans ce dossier », conclut-il.

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