4 mai 2017
Développement du centre-ville
Sylvie Adam craint l’improvisation
Par: Benoit Lapierre
La conseillère du district Cascades, Sylvie Adam, au cours de la séance du conseil de lundi, alors qu’elle s’adressait à Andrée Rochon, du comité Logemen’mêle.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La conseillère du district Cascades, Sylvie Adam, au cours de la séance du conseil de lundi, alors qu’elle s’adressait à Andrée Rochon, du comité Logemen’mêle. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La succession de décisions hâtives de l’administration municipale au sujet du centre-ville est en train d’étourdir la représentante du district Cascades au conseil, Sylvie Adam, qui ne cache plus son malaise.

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La conseillère a rencontré les représentants du COURRIER il y a quelques jours pour leur faire part de son embarras. « Il y a beaucoup de chambardement, on le sent, on le lit dans les journaux, on le voit aux rencontres qui se multiplient à la Ville. Il y a de l’inquiétude dans les organismes communautaires, chez les citoyens. Il y a aussi les commerçants qui trouvent qu’on manque de stationnement au centre-ville. Je me sens prise en sandwich : comment faire pour que tout le monde soit bien dans tout ça? Ce n’est pas simple. »

Le projet d’agrandissement du stationnement Centre-ville, mené tambour battant par la Ville jusqu’à ce qu’elle rencontre la résistance d’un groupe de citoyens, et celui de la tour à logements pour retraités du promoteur Groupe Sélection sont les principales causes desdéchirements que ressent Mme Adam. « Réseau Sélection, ça nous a été amené tellement vite, le conseil n’a pas pu bien réfléchir là-dessus. Le centre-ville a besoin d’investissements majeurs, mais le projet qu’il nous faut, est-ce bien celui-là? », s’interroge-t-elle.

Elle considère que la Ville fait place à trop d’improvisation dans ses initiatives à l’égard du centre-ville, lequel aurait dû faire l’objet d’un « programme particulier d’urbanisme » (PPU) pour encadrer son développement physique, comme le préconise le Plan d’urbanisme adopté en 2010. L’administration municipale n’a jamais donné suite à cette recommandation, de sorte que le Plan d’urbanisme demeure une œuvre inachevée. « Il nous faut un PPU pour en arriver à une vision globale, et il faut relancer le comité Chantier centre-ville au plus vite », soutient Mme Adam. 

Elle croit aussi qu’il est grand temps que le comité « stationnement » du centre-ville se remette à la tâche et qu’une véritable étude sur les besoins en stationnement et les solutions envisageables soit réalisée sans délai. « Il y a un réel problème de stationnement au centre-ville et il faut le régler, même si ce n’est pas l’avis de tout le monde au conseil. On peut changer des choses, il n’y a rien de coulé dans le béton. Les horodateurs, globalement, ça a eu un impact important sur les revenus, mais pas assez pour qu’on les conservent à tout prix. Si ça réglait le problème de remettre ces cases gratuites et libres, ça ne ruinerait pas la ViIle », avance-t-elle. Elle demande aussi que la Ville mette fin à l’interdiction de stationner du côté ouest de l’avenue Concorde Nord, entre des Cascades et le pont Morison, une mesure qui avait été appliquée durant la reconstruction du pont Bouchard. 

Pour la suite des choses dans les dossiers du centre-ville, elle ose espérer que la Ville fera preuve de plus de transparence qu’elle en a démontrée jusqu’ici. « Sans transparence, tu ne peux rien faire passer », conclut la conseillère Adam.

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