23 juillet 2015
Tache sur tableau blanc
Par: Christian Vanasse
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Une vaste étude nous a appris ce qu’on savait déjà depuis un moment, soit dès l’annonce de leur achat : les fameux tableaux blancs interactifs (TBI), dont Jean Charest avait généreusement forcé l’achat aux écoles, sont autant de petits éléphants blancs pour lesquels nous avons finalement payé le gros prix.

La plupart du temps, et quand ils fonctionnent, ils sont soit mal installés, sous-utilisés, les écoles n’ont pas les budgets pour les réparer ou les mettre à jour et ils ne sont finalement interactifs que pour le professeur qui sait les manipuler. Devant des étudiants perplexes qui regardent leur propre tablette personnelle en se disant qu’ils seraient peut être mieux servis par eux-mêmes.

Souvenons-nous que ces TBI sont apparus alors que le mouvement étudiant dénonçait le sous-financement en éducation et que les universités criaient famine après des années de coupures. Et hop! Un « petit » 240 millions dépensé en pure perte.

Rajoutez à cela que les tableaux, pour la grande majorité, ont été achetés auprès d’une entreprise dont le lobbyiste était… (êtes-vous ben assis?) tadamm! Un ancien membre du cabinet de Jean Charest et très généreux donateur au Parti libéral.

Mais aussi, et ce qui me choque le plus, c’est qu’on continuera de couper dans les groupes venant en aide aux plus démunis, dans l’aide aux devoirs, l’éducation, les groupes communautaires, les groupes de femmes et la culture pendant qu’on se gargarisera avec la prétendue « rigueur budgétaire », alors que ce type de petit contrat entre amis qui mangent au même méchoui du parti est tellement courant qu’il n’attire même plus l’attention.

Si vous voulez mon avis, ce n’est surtout pas devant des étudiants, qui avaient au fond bien raison de gueuler en 2012, qu’on devrait exposer ces inutiles TBI, mais bien sous la loupe de l’UPAC.

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