5 décembre 2019
Après une contre-performance au Championnat du monde
Tali Darsigny reprend confiance en Suisse
Par: Maxime Prévost Durand

Tali Darsigny ne lâche pas son rêve de participer aux Jeux olympiques de Tokyo l’an prochain. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Au cœur du processus de qualification olympique, l’haltérophile Tali Darsigny a disputé une autre compétition internationale, en Suisse, au début novembre, en participant au Challenge 210. Avec un résultat tout près de son meilleur total, elle a ainsi pu effacer la contre-performance vécue au Championnat du monde quelques semaines plus tôt.

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L’athlète de Saint-Simon a raflé la médaille d’or dans sa catégorie de poids, chez les 59 kg, en plus de livrer la troisième meilleure performance toutes catégories confondues chez les filles. Elle a réussi cinq de ses six essais, pour un total de 203 kg.

« Considérant que je n’ai pas eu beaucoup de temps entre le Championnat du monde et cette compétition, j’étais contente de ma performance, a-t-elle soutenu en entrevue au COURRIER. Ça m’a servi à reprendre confiance en moi pour les compétitions qui s’en viennent. »

En Thaïlande, à la fin septembre, Tali n’avait pas réussi à faire mieux que 197 kg, de quoi lui mettre le moral dans les talons, surtout qu’il s’agissait d’une compétition de catégorie or, qui engendre beaucoup de points.

« Après le Championnat du monde, j’avais l’impression de retomber deux ans en arrière avec ma contre-performance », a-t-elle avoué.

Même si elle a mieux fait en Suisse, le résultat n’aura eu pour effet que de maintenir son positionnement dans le processus de qualification olympique puisqu’il s’agissait d’une compétition de catégorie bronze, qui vaut donc pour moins de points.

« Avec 203 kg, j’ai battu mon total du Championnat du monde, mais ce n’est pas assez pour dire que j’améliore mon classement », a-t-elle laissé tomber, mentionnant au passage qu’elle espérait faire une performance plus près des 206 ou 207 kg pour engranger plus de points.

Tout est encore possible

Le processus est néanmoins bien loin d’être terminé et tout semble encore possible pour Tali. Difficile toutefois d’évaluer de façon précise les chances qu’elle puisse faire partie de la délégation canadienne à Tokyo l’été prochain.

« C’est super difficile à dire », a-t-elle concédé, en expliquant les grandes lignes de la méthode de sélection.

En bref, les huit meilleures athlètes au monde pour chacune des catégories sont qualifiées d’office. Les autres places sont ensuite attribuées à la meilleure leveuse de chaque continent qui ne fait pas partie de ces huit leveuses. Toutefois, un pays ne peut être représenté que par quatre athlètes, ce qui fait en sorte que le classement peut être appelé à bouger selon le choix des délégations qui comptent des athlètes qualifiées dans plus de quatre catégories.

« C’est un peu incontrôlable comme processus. C’est tellement difficile à calculer parce que, pour calculer ta propre catégorie, il faut calculer toutes les autres aussi », a mentionné Tali.

Au Canada, Maude Charron et Krystel Ngarlem sont celles qui ont le plus de chances de se qualifier pour les Jeux olympiques présentement. Les représentantes de La Machine Rouge Rachel Leblanc-Bazinet et Tali Darsigny suivent ensuite.

« Au final, il faut juste que je fasse le meilleur que je peux et advienne que pourra », a lancé Tali.

D’autres compétitions

Dans les semaines qui ont suivi l’épreuve en Suisse, l’athlète de Saint-Simon a participé à deux autres compétitions, lesquelles ne comptaient pas dans le processus de qualification olympique.

Elle s’est d’abord rendue en France pour une compétition par équipe où elle était invitée à représenter un club français.

« J’ai passé la semaine là-bas pour un camp d’entraînement et j’ai fait la compétition avec eux ensuite. Je voulais juste réussir mes six essais dans cette compétition. Je l’ai pris davantage comme un entraînement à haute intensité. »

Puis la semaine suivante, elle se rendait en Colombie-Britannique pour l’Island Invitational. À la suite de changements survenus au sein de Sport Canada récemment, ce rendez-vous représentait sa dernière chance pour conserver son financement de la part de l’organisation. Elle y a raflé la médaille d’argent dans sa catégorie, avec un total de 201 kg, mais cela n’a pas suffi à mettre la main sur les bourses dont elle a pourtant bénéficié dans les dernières années.

La prochaine compétition à son calendrier est à la fin janvier, du côté de Rome, en Italie, dans le cadre d’une Coupe du monde. Il s’agit d’une compétition de catégorie argent dans le processus de qualification olympique. Il lui restera ensuite une participation au Championnat panaméricain, en avril, qui sera la dernière occasion d’amasser des points en vue des Jeux olympiques.

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