26 décembre 2013
Taxes : une hausse discutable
Par: Martin Bourassa

Notre compte de taxes municipal fera un bond de 4 % en 2014, attribuable à une hausse de la taxe foncière de 3 sous du 100 $ d’évaluation.

Sur le coup, ma première réaction a été favorable. Il faut dire que je m’attendais à bien pire, compte tenu de la multitude de projets qui sont en chantier ou dans l’air à Saint-Hyacinthe. J’ai donc lâché un soupir de soulagement.Soulagement qui a vite fait place à l’exaspération quand j’ai pris le temps d’analyser le budget 2014 la tête froide, du moins les explications données aux médias par la Ville de Saint-Hyacinthe. Même si la Ville dit avoir passé en revue quelque 1 954 postes budgétaires pour y chercher des sources d’économie, j’ai dû me forcer pour dénicher de véritables compressions budgétaires. Elles ne sautent pas aux yeux.Même que dans la grande majorité des cas, il est question de bonification budgétaire comparativement au budget 2013. Par exemple, presque tous les organismes mandataires, et Dieu sait qu’ils sont nombreux, auront droit à leur petit bonbon en 2014, lire un financement accru de la Ville. Même le critiqué Bureau de tourisme et de congrès s’en tire avec un gel budgétaire. Pour limiter la hausse de taxes, la Ville n’a mis aucun service au régime sec, et encore moins imposé un véritable plan de compressions qui aurait entre autres obligé chaque service à livrer un pourcentage d’économies par rapport à leur budget 2013. Nos élus ont simplement remis quelques coûteux projets d’immobilisations à plus tard et pelleté en avant une dépense de 950 000 $ pour renflouer le régime de retraite des employés. On allège ainsi de façon cosmétique nos dépenses courantes. J’ai envie de dire qu’elle a choisi la méthode facile, et qu’avec un peu de poigne, elle aurait pu assez facilement en arriver à un gel de taxes.Cela aurait été possible en coupant ça et là 1,5 M$ sur un budget global de 88,3 M$.Mais pour cela, il aurait fallu déplaire et employer la méthode forte, dégraisser quelque peu l’appareil municipal et revoir en profondeur les façons de faire de chaque service et département. Pas juste en donner l’impression pour la forme et les apparences.Morale de cette histoire : les Maskoutains devront donc se serrer un peu plus la ceinture puisque nos élus et nos fonctionnaires ont refusé de le faire.

M.B.

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