17 mai 2012
Mission humanitaire en République dominicaine
Tenir une promesse à tout prix
Par: Le Courrier

Parties une semaine à titre d’orthésistes pour distribuer des appareillages destinés aux Dominicains et aux Haïtiens dans le cadre des activités humanitaires de la Fondation Mondiale Langelier du Laboratoire Langelier-Lanoue, Luce Bégin et Chantal Leclerc ont vu leurs équipements être retenus aux douanes. Elles y sont retournées un mois plus tard pour tenir leur promesse et livrer la marchandise.

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En janvier, les orthésistes ont effectué un voyage humanitaire en République dominicaine pour venir en aide aux Dominicains ainsi qu’aux Haïtiens clandestins vivants dans des bateys, des villages dans des champs de cannes. Accompagnées d’une dizaine de professionnels, incluant des orthésistes, des ergothérapeutes et des physiothérapeutes, ainsi qu’un médecin pratiquant en République dominicaine, elles ont analysé la posture de près de 400 personnes en attendant l’arrivée d’un conteneur rempli d’appareillages usagés d’une valeur de 200 000 $.

Le conteneur étant retenu aux douanes en raison d’une estampe manquante, ce n’est qu’une semaine après avoir quitté les lieux pour revenir au Québec que le stock est arrivé à l’Hôpital de Puerto Plata. Accompagnées de Susan Herscovitch, ergothérapeute, et de Nathalie Villeneuve, physiothérapeute, également présentes lors du voyage effectué en janvier, Mme Bégin et Mme Leclerc ont donc décidé de livrer elles-mêmes la marchandise. « Chantal et moi ne vivions pas bien avec cela. Nous avions fait des promesses là-bas et nous voulions les tenir. Avec Susan et Nathalie, nous nous sommes réunies et avons décidé de retourner là-bas, même si ce deuxième voyage était à nos frais », explique Luce Bégin.Arrivées à l’Hôpital de réadaptation de Puerta Plata le 27 février, il a fallu deux jours aux quatre femmes pour distribuer les orthèses, prothèses et autres appareillages destinés à 120 personnes, en compagnie du D r Jean-Wisly Saint-Hilaire ainsi que d’un interprète.La destination suivante a été le Centre de réhabilitation de Sosua, situé parmi les bateys. La population étant des Haïtiens entrés en République dominicaine clandestinement, le besoin était beaucoup plus grand. L’équipe n’a eu le temps que de desservir les cas les plus lourds, tel un enfant, entre autres, qui a pu faire ses premiers pas à l’aide d’appareils de soutien. Il est parti du centre avec une marchette, un fauteuil roulant et une planche à station debout.« Le regard ne ment pas, lance Chantal Leclerc. Les gens avaient des étoiles dans les yeux! On sentait toute la gratitude qu’ils voulaient nous exprimer. Pour plusieurs, cela changeait la vie de la famille en entier. Mais pour nous, on a juste fait quelque chose qui se fait régulièrement au Québec. »En plus de fournir des orthèses, prothèses et autres produits pour un peu plus de 200 personnes, des souliers provenant de dons des Québécois ainsi que des contraceptions d’urgence ont également été distribuées aux Haïtiens.Un voyage est prévu pour janvier 2013 pour rendre l’ensemble des appareillages destinés aux personnes qui avaient été évaluées lors du voyage effectué en janvier 2012. Et Chantal Leclerc a déjà confirmé sa présence. Pour plus d’information, on peut suivre la Fondation Mondiale Langelier sur leur page Facebook. Et pour faire des dons, on peut visiter le site Internet de la Fondation www.fondationmondialelangelier.com

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