24 septembre 2015
Terrain vague
Par: Martin Bourassa

Notre plus récente manchette concernant la vente du terrain vacant devant le Marché public de Saint-Hyacinthe en a ébranlé plus d’un.

Ce terrain mal-aimé, cette cicatrice qui défigure le centre-ville depuis des ­années, était à vendre depuis quelque temps déjà. C’était connu. Cet été, ­Marcel McDermott avait même remis cet endroit au coeur de l’actualité en ­proposant l’aménagement d’un terrain de stationnement intérieur sur ce site. Même si l’idée n’avait pas provoqué ­d’engouement, elle avait tout de même incité la SDC centre-ville à nous présenter son concept de place publique. Cette proposition avait d’ailleurs suscité ­beaucoup d’espoir parmi les marchands du centre-ville, même si au niveau ­municipal on ne sentait pas tellement d’enthousiasme à l’égard de ce projet ou de ce terrain.

LE COURRIER sait aussi que d’autres investisseurs locaux avaient manifesté un certain intérêt envers ce terrain ces dernières semaines, au point d’entreprendre une vérification préalable en vue de déposer une offre d’achat.

Mais tous ces projets viennent de tomber à l’eau. Plouf! Le terrain vient d’être vendu pour la somme de 400 000 $ à un investisseur privé de Dorval dont on sait très peu de choses. On ignore encore tout de ses ­intentions.

Difficle dans ce contexte de dire s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle. Nous nous risquerons tout de même à dire qu’il est regrettable qu’on ait laissé passer l’opportunité de reprendre localement un certain contrôle sur la vocation future de ce terrain stratégique devant le Marché public, que ce soit par l’entremise d’un acheteur maskoutain ou d’une initiative pilotée par la Ville de Saint-Hyacinthe ou la SDC.

On peut certes parler d’une opportunité ratée. Comme l’a souligné le sage Pierre Solis la semaine dernière, il est difficile de croire que la municipalité est prête à investir 23 M$ dans un centre de congrès qui ne lui appartiendra plus dans 40 ans, mais qu’elle hésitait à faire le nécessaire pour assurer la mise en valeur de ce terrain au centre-ville. Espérons qu’on ne regrettera pas bientôt d’avoir dormi au gaz si ­longtemps et que le nouveau propriétaire aura rapidement quelque chose ­d’intéressant à nous présenter.

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