13 décembre 2012
Mercedes-Benz B-250 2013
Totalement remaniée
Par: Marc Bouchard

(Miami, Floride) – Alors que la région maskoutaine reçoit, avec plus ou moins de bonheur, sa première véritable chute de neige hivernale, c’est sur les routes de la chaude Floride, où le mercure frôle les 30 degrés, qu’un groupe de journalistes canadiens met à l’épreuve la toute nouvelle Mercedes-Benz Classe B.

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Un moment important pour la marque allemande, puisque la Classe B connaît un vif succès au pays, totalisant des ventes moyennes de 3 000 unités par année (rappelez-vous que Mercedes-Benz écoule environ 30 000 véhicules annuellement). Et d’autant plus important que la voiture n’était plus en vente depuis octobre 2011, en attente justement de cette nouvelle génération.

Signalons quand même l’humour de Mercedes-Benz : la classe B est, en Amérique, exclusive au Canada puisque les Américains ont choisi de ne pas l’importer. Vous comprendrez alors l’ironie d’effectuer ce lancement au coeur de la Floride, sous le regard curieux et insistant de bon nombre d’amateurs de voitures états-uniens.

Plus que le style

La Classe B avait, à l’origine, une construction tout à fait originale, baptisée construction Sandwich. Bien que l’intention était noble en matière de sécurité, ce type de conception forçait une position de conduite surélevée, et une maniabilité, disons, différente. Les critiques n’ont cependant pas toujours été tendres à cet égard.

C’est pourquoi la nouvelle génération laisse tomber la construction sandwich, et fait appel à une conception plus traditionnelle. Le résultat, ou la maniabilité améliorée, est surtout une silhouette plus basse de 46 millimètres, ce qui peut sembler peu, mais donne vraiment une autre allure au petit véhicule. Ajoutez-y la nouvelle grille de calandre à l’imposant logo, désormais sigle officiel de Mercedes-Benz, des blocs optiques redessinés, des glaces latérales sans cadre apparent, et un arrière remanié, et vous aurez une toute nouvelle Classe B. D’autant que les changements affectent aussi l’intérieur, où trône désormais du cuir dans toutes les versions (finis les tissus), et un tout nouveau design de système audio intégrant un écran qui surmonte la console centrale (selon les options, l’écran sera plus petit ou plus grand, et abritera ou non le système de navigation). Quant aux sièges, ils sont confortables, offrent un excellent support, et les places arrière ont amplement de dégagement pour être agréables. Sans oublier que l’espace de chargement continue d’être un des plus vastes de sa catégorie, et d’avoir des sièges divisibles et repliables à plat.

Sous le capot

Mais c’est en matière de mécanique que la nouvelle Classe B se démarque le plus. D’entrée de jeu, oubliez les versions traditionnelles et turbo. Seule cette dernière est désormais offerte, avec un tout nouveau moteur turbocompressé de 208 chevaux. Fini aussi les boîtes manuelles, dont on vendait annuellement moins de 100 exemplaires au pays. Place désormais à une boîte automatique 7 vitesses avec palette au volant.

Quant à l’équipement de série, il est plus abondant que jamais. En fait, selon les responsables de Mercedes-Benz au pays, on a ajouté 7 000 $ d’équipement supplémentaire. Mais le prix de base demeure sous la barre des 30 000 $.

La route des canaux

Imaginez, un soleil de plomb (il y avait bien quelques nuages, mais bon), de longues plages de sable fin, des palmiers, et une Mercedes-Benz Classe B. Au volant, votre humble serviteur et un collègue anglophone. Devant nous, des centaines de kilomètres de route.

Il faut l’avouer, traverser Miami à l’heure de pointe, ou rouler dans le parc national Bill Braggs de Key Biscayne s’effectue, au volant de la petite B, sans le moindre effort. À Fort Lauderdale, des dizaines de regards curieux ont accueilli notre arrivée. Et n’eût été du trafic abondant, nous serions probablement encore en train de présenter la voiture au gardien du stationnement, étonné de la beauté du petit bolide et de son prix d’achat pour une Mercedes. J’admets qu’à quelques reprises le délai de réponse du moteur turbo m’a posé quelques problèmes, notamment lors d’accélérations plus vives dans le trafic, mais pour le reste, la nouvelle Classe B remplit ses promesses : une direction précise, un freinage agréable et un système de son plutôt impressionnant. Surtout quand il joue à fond en roulant sous les palmiers…

Forces :

– Nouveau design plus convivial – Maniabilité – Économie d’essence spectaculaire

Faiblesses :

– Coût des options – Délai de réponse du turbo – Fini la boîte manuelle

Fiche technique :

Moteur : 4 cyl. 2,0 l turbo Puissance : 208 chevaux à 5500 tr/min Couple : 258 li/pi à 1250 tr/min Transmission : automatique 7 rapports Places : 5 Consommation : 6,8l aux 100 km (combiné) Prix : 29 900 $ de base

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