31 juillet 2014
Télécommunication
Tour de 40 mètres à Saint-Damase
Par: Le Courrier
C'est dans la partie sud-est du lot indiqué sur cette photo aérienne de Saint-Damase que la tour Telus doit être érigée.

C'est dans la partie sud-est du lot indiqué sur cette photo aérienne de Saint-Damase que la tour Telus doit être érigée.

Question d’améliorer son service de téléphonie sans fil dans la région, la société Telus Communications souhaite ériger une tour de 40 mètres (131 pieds) sur le territoire de Saint-Damase, la première du genre dans cette municipalité.

Cela représente deux fois la hauteur maximale prescrite dans le règlement de zonage de Saint-Damase pour ce type de structure, à moins qu’il soit démontré, dans une étude technique produite avec la demande de permis de construire, que la hauteur de 20 mètres est insuffisante pour assurer un service adéquat de télécommunications.

Or, une telle étude a été déposée par Telus, a indiqué l’inspectrice en bâtiment de Saint-Damase, Dominique Roy Lajoie. Le règlement municipal précise aussi que toute partie de l’antenne et de son support doit se trouver à au moins 10 mètres des limites de propriété. Dans ce cas-ci, la marge de recul sera de 12 mètres.Telus a fait publier un avis public dans l’édition du journal Le Clairon du 22 juillet afin d’inviter les gens qui voudraient s’exprimer sur son projet à lui transmettre leurs commentaires dans les 30 jours.L’emplacement visé se trouve au 51, rue Principale, sur la propriété de l’entreprise Les Serres Guy Tessier. Comme la portion du lot où serait érigée la tour se trouve en zone verte, tout juste à l’extérieur du périmètre urbain, son utilisation à d’autres fins que l’agriculture nécessite, théoriquement, l’approbation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).N’ayant trouvé aucune raison de s’opposer au projet de Telus, tant la municipalité de Saint-Damase que la MRC des Maskoutains ont transmis à la CPTAQ un avis favorable face à la requête. « Pour nous, ce genre de demande ne pose pas vraiment de problème », a indiqué le directeur général de la MRC, Gabriel Michaud.Étant donné que tout le secteur des radiocommunications se trouve sous juridiction fédérale, les entreprises oeuvrant dans ce domaine n’avaient pas l’habitude de demander l’autorisation de la CPTAQ avant d’implanter leurs équipements en zone agricole, a expliqué l’aménagiste de la MRC, Réal Campeau. Mais un jugement rendu par la Cour supérieure en juillet 2013 en faveur de la Ville de Châteauguay contribuerait à changer cette approche. Ce jugement démontre que les municipalités ont leur mot à dire dans l’installation des antennes. Ainsi, le tribunal a reconnu que c’est à bon droit que Châteauguay a recouru à l’expropriation pour fournir à Rogers un site de moindre impact pour sa tour, en remplacement de celui que l’entreprise avait choisi.Le secteur des télécommunications étant en pleine expansion, les antennes-relais prolifèrent sur le territoire québécois. En milieu rural, elles ne sont pas toutes très apparentes; certaines sont installées sur de hautes structures, comme les silos, ou dissimulées à l’intérieur des clochers. C’est le cas, par exemple, de trois des 12 antennes reliées au Réseau internet maskoutain; les autres se trouvent au sommet de tours de 95 pieds (29 mètres), a précisé Gabriel Michaud.Chez Telus, on affirme que le projet de Saint-Damase est essentiel au maintien d’un service de qualité, les autres sites de l’entreprise dans la région étant déjà utilisés au maximum. « Nous allons continuer de collaborer avec les intervenants du milieu comme nous le faisons toujours. Nous nous sommes assurés de trouver un lieu qui permet l’intégration de nos équipements en harmonie avec le milieu. L’emplacement choisi est situé dans un milieu commercial en bordure de la zone agricole et à l’extrémité du village. Nous prévoyons y installer un monopole esthétique de 40 mètres », a indiqué Jacinthe Beaulieu, des Relations médias de Telus.

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