5 avril 2012
Tout mouillé
Par: Martin Bourassa

Le maire et le conseiller Bernard Barré étaient tout excités, lundi soir, à la séance du conseil, de confier qu’on parlait de Saint-Hyacinthe et de son centre aquatique dans la presse nationale, dans Le Devoir du 31 mars. Une pleine page, toi.

Le maire et le conseiller Bernard Barré étaient tout excités, lundi soir, à la séance du conseil, de confier qu’on parlait de Saint-Hyacinthe et de son centre aquatique dans la presse nationale, dans Le Devoir du 31 mars. Une pleine page, toi.

Un long texte fleuve et trois photos dans la page Design et architecture. Avec des citations ronflantes des architectes, des compliments bien sentis du directeur général de la corporation aquatique et tout et tout. En prime quelques commentaires gratuits de l’auteur du papier. Du genre : « Les Maskoutains peuvent s’estimer chanceux d’avoir un si beau centre aquatique ». Un texte d’environ 1 000 mots dans lequel on ne fait nullement allusion au coût réel du projet, à la controverse suscitée par l’octroi du contrat à l’architecte de la dernière campagne électorale du maire, au dépassement de coûts, etc. On suggère même au lecteur que ce projet a vu le jour à la suite d’un concours architectural, alors que c’est tout le contraire. On écrit aussi que la population a été sondée sur ses besoins et attentes. Où et quand ça???Pas étonnant que le maire Bernier soit en pâmoison en lisant ce texte qui relève bien davantage du publireportage que de l’article journalistique comme tel.La rédactrice en chef du Devoir m’a d’ailleurs confirmé qu’il avait été écrit par une chroniqueuse et non par une journaliste du Devoir. Nuance.Une chroniqueuse spécialisée et diplômée en architecture. Son papier traitait donc du projet sous cet angle uniquement. Re-nuance!!!Sous l’angle architectural, je suis le premier à dire que ce projet se démarque à l’intérieur, malgré la relative banalité de son allure extérieure. Oui, il va sans doute mériter des prix d’architecture. Rappelez-vous, l’École professionnelle avait aussi remporté son lot de prix et d’honneurs, malgré le fiasco entourant sa construction.Pour ma part, j’ai bien du mal à comprendre en quoi les Maskoutains sont chanceux. Ont-ils reçu le centre aquatique en cadeau? L’ont-ils gagné à la loterie? Non, ils vont le payer à même leurs taxes pendant un sacré bout de temps.Le seul prix à retenir à mon avis, c’est 30 M$. Voilà ce que coûtera le remplacement du centre culturel, en incluant le coût du centre aquatique, la rénovation du couvent et la part municipale dans la construction d’un gymnase. Chanceux les Maskoutains? Pas regardant à la dépense surtout.

M.B.

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