18 février 2021
Toyota Avalon 2021 : pas tout à fait ce que j’attendais
Par: Marc Bouchard

Photo Toyota Canada

Il me faut bien l’avouer, j’avais de grandes attentes envers la Toyota Avalon. Pas du côté sportif, évidemment. On se doute bien qu’une grande berline de cette taille n’aura souvent de dynamique que l’allure. Mais j’espérais un peu plus de performance, de plaisir de conduite et de sensations.

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Or, la Toyota Avalon n’a pas été à la hauteur de ces attentes. Pas que ce soit une mauvaise voiture, mais sa silhouette remodelée au fil des dernières années laissait présager un peu plus d’enthousiasme en conduite. Et un habitacle mieux réussi aussi.

Design et style

Il faut bien l’admettre, la Toyota Avalon a du style. Quiconque a jeté un œil du côté de Toyota depuis quelques années s’est rapidement rendu compte que les silhouettes de voiture du constructeur nippon n’ont plus rien de commun avec les ennuyeuses berlines d’un temps pas si lointain.

Prenons l’Avalon. Cette grande berline – elle fait quand même près de 5 mètres de longueur – présente une allure profilée, des phares modernes et insérés dans les arêtes du capot et une partie arrière musclée. Il est vrai que la grille ne plaît pas à tous en raison de ses dimensions imposantes, mais les nombreux reliefs des panneaux latéraux donnent un style plus agressif à l’ensemble.

Même l’habitacle profite d’un design plus raffiné. L’écran de grandes dimensions est intégré à merveille dans la planche de bord. En fait, l’Avalon est le seul produit Toyota à ne pas nous donner l’impression que l’écran avait été oublié et qu’on l’a ajouté au montage!

Tout n’est cependant pas parfait. Les matériaux utilisés, peu importe leur qualité, ne donnent pas la sensation d’une voiture de luxe. Or, l’Avalon a bel et bien cette prétention, étant la plus imposante et la plus sophistiquée (!) des Toyota. Difficile de ne pas comparer avec la bannière de luxe du constructeur, Lexus, qui nous offre pour un prix similaire des produits aux matériaux nettement plus raffinés.

Motorisation

La véritable déception cependant, elle se trouve sous le capot. Cette année, on a retiré le moteur V6 (réservé dorénavant à la version de base XSE à traction seulement) pour offrir le 4 cylindres, 2,5 litres et, bonne nouvelle, un rouage intégral.

Mais ce n’est pas exactement une bonne nouvelle. Soyons précis : une fois la vitesse de croisière atteinte, la randonnée est exceptionnellement douce et silencieuse. L’Avalon se déplace avec aisance à 100 km/h, et son habitacle permet d’offrir une petite promenade confortable.

La réalité cependant, c’est qu’il faut se rendre à 100 km/h et le chemin est plus ardu. La boîte automatique à 8 vitesses répond aisément en rétrogradation, mais n’offre pas exactement la même rapidité d’exécution en montée de régime. Dans les faits, j’ai dû vérifier deux fois plutôt qu’une pour m’assurer que la voiture n’était pas dotée d’une transmission à variation continue qui, mal adaptée, procure cette sensation de glissement permanent. Et non, il s’agit bien d’une boîte automatique. Mais la lenteur de réaction fait bondir le régime moteur, entraînant du même coup un bruit moins agréable quand on recherche la tranquillité.

On a donc un peu de difficulté à aimer les 205 chevaux du moteur 4 cylindres, même si, il faut bien l’admettre, on apprécie les 8,5 litres aux 100 kilomètres de consommation que la voiture nous propose. Pour un véhicule de cette taille, le résultat est plus que probant.

Pour le reste, l’Avalon est sans reproche. Elle se conduit avec aisance, offre des suspensions bien adaptées sans être trop rigides et procure un freinage efficace et très progressif. En fait, rien dans cette voiture ne vise l’excès.

La sécurité est aussi au cœur des préoccupations, et la grande Avalon dispose des aides à la conduite les plus avancées, et ce, de série. Quant à l’espace intérieur, il est tout simplement caverneux, tant pour les passagers que pour les bagages qui peuvent prendre place dans une valise aux dimensions plus que satisfaisantes.

Il est vrai que la Toyota Avalon, avec son prix de base frôlant les 50 000 $, fait face à une forte concurrence et que son comportement routier n’est pas aussi dynamique qu’on pourrait le souhaiter. La réalité, c’est que je me tournerais davantage vers une Camry bien équipée que vers l’Avalon, même haut de gamme. Mais si la dimension vous importe plus que le plaisir de conduire, la grande berline japonaise pourrait bien vous sourire.

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