9 septembre 2021
École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe
Trois rendez-vous avec les finissants
Par: Olivier Dénommée

De beaux défis attendent les finissants de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, qui se sont montrés enthousiastes à l’idée de vivre une année « presque normale », en présentiel, pour conclure leur parcours collégial. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Après une année scolaire complètement chamboulée par la pandémie de COVID-19, l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe se permet de croire en une année beaucoup plus normale pour sa cohorte de finissants, qui s’apprête à monter trois pièces qui seront présentées au cours des prochains mois – cette fois en présentiel si les mesures sanitaires ne se resserrent pas.

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L’ambiance était particulièrement festive à la soirée de présentation des spectacles qui seront créés par les finissants lors de la saison 2021-2022. Ce n’est pas étranger à l’espoir de revenir à une certaine normalité. « C’est toujours fébrile comme ça en début de session, mais comme l’an dernier il n’y a presque pas eu de cours en présentiel, c’est normal que les étudiants soient particulièrement énervés cette année », lance Luce Pelletier, coordonnatrice du département d’interprétation théâtrale.

Cette année, les trois pièces retenues sont Comme il vous plaira, une pièce de Shakespeare mise en scène par Frédéric Bélanger, Si gentiment vain, une création d’Étienne Lepage mise en scène par Frédérick Gravel et Étienne Lepage, et Le cimetière de l’éléphante, de George Brant, avec une mise en scène de Marie-Ève Milot.

« Chaque année, le comité de lecture essaie de trouver des pièces qui conviendraient à nos finissants, avec un classique et de beaux défis, autant pour les acteurs que pour l’équipe de production. C’est leur dernière chance d’explorer avant d’entrer sur le marché du travail », poursuit Mme Pelletier.

Survol des pièces

L’idée de jouer Comme il vous plaira, une comédie sur l’amour et ses méandres, a été amenée par le metteur en scène Frédéric Bélanger, qui a collaboré avec l’École de théâtre lors de la saison précédente. « Pour le premier spectacle de la saison, on avait une tout autre idée, mais Frédéric nous est arrivé avec cette pièce de Shakespeare », note Luce Pelletier. La pièce sera présentée à la salle Léon-Ringuet du Cégep de Saint-Hyacinthe du 22 au 28 octobre.

Les finissants s’attaqueront ensuite à Si gentiment vain, écrite tout spécialement pour eux. « C’est la première fois qu’on va aussi loin dans une création : on part avec des idées de textes et les gens se rencontreront pour travailler avec de la musique et des chorégraphies. Tout ça va venir d’eux. C’est important parce que le théâtre à Montréal se crée beaucoup de cette manière maintenant », explique la coordonnatrice. Cette seconde pièce sera présentée du 10 au 16 décembre, toujours à la salle Léon-Ringuet.

La dernière pièce de l’année est Le cimetière de l’éléphante, une histoire vraie remontant à 1916, au Tennessee, où Mary, une éléphante, sera pendue pour avoir écrasé la tête d’un employé de cirque. Marie-Ève Milot, à qui on confie la mise à scène, revient pour la première fois au Cégep de Saint-Hyacinthe pour y travailler après y avoir décroché son diplôme en 2005. Il sera possible de voir cette dernière pièce du 18 au 24 mars 2022 à la salle Léon-Ringuet, puis le 1er avril au théâtre Aux Écuries à Montréal.

Du public, SVP

L’année 2021-2022 conservera vraisemblablement quelques séquelles de la pandémie, comme la distanciation obligatoire pour pouvoir enlever les masques, mais Luce Pelletier espère que les finissants auront au moins le privilège de jouer devant public cette année.

« Le théâtre, c’est comme une communion. Ce n’est pas pareil quand il n’y a pas de public devant soi. » Elle croit que le public a tout aussi hâte de retourner voir du théâtre, mais ultimement, c’est l’évolution des mesures sanitaires qui aura le dernier mot.

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