23 février 2012
Trop peu, trop tard
Par: Martin Bourassa

Sans qu’on l’ait vu venir, le dossier du couvent de la Métairie a donné lieu à une dernière petite empoignade à la table du conseil, lundi soir.

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Sans qu’on l’ait vu venir, le dossier du couvent de la Métairie a donné lieu à une dernière petite empoignade à la table du conseil, lundi soir.

Notre journaliste Benoit Lapierre résume le tout dans son texte publié cette semaine. On retiendra surtout l’ultime tentative de la Société de développement du centre-ville pour convaincre les élus de revenir sur leur décision et de prioriser le centre-ville et le centre des arts pour le transfert des organismes culturels. En vain.Seulement deux conseillers (Adam et Beauregard) ont été sensibles à ces arguments.Si la tentative de la SDC était pertinente, son timing l’était pas mal moins. Elle arrive avec au moins six mois de retard! Un beau coup d’épée dans l’eau. Donc, la réalité reste ce qu’elle est : les organismes culturels seront déménagés dans l’ancien couvent de la Métairie au terme des travaux de mise à jour estimés à environ 3 M$, une dépense qui passe à 5 M$ quand on ajoute le montant que l’on versera au Groupe Robin pour en faire l’acquisition. J’espère que les Soeurs de la Charité ne seront pas perdantes et qu’elles recevront leur juste part du gâteau.En ce qui me concerne, je reste dans le camp des sceptiques. De ceux qui pensent que la Ville fait une erreur et un mauvais calcul en sauvant ce couvent et en y déménageant pour 5 M$ les organismes culturels qui n’ont pas ou pratiquement pas été consultés sur leurs attentes et surtout leurs besoins en matière d’équipements.« À cheval donné, on ne regarde pas la bride », a dit le conseiller Barré.Il n’a pas tort, mais quand il est question de dépenser l’argent des contribuables, j’aimerais avoir la conviction qu’on le fait avec sérieux, pour répondre à des besoins précis. Je regrette, mais ce dossier sent l’improvisation depuis la première heure.On vient de sauver un édifice à la valeur patrimoniale suspecte si on le compare à un paquet d’autres couvents en ville. Un édifice que ses propriétaires et occupantes de la première heure voulaient démolir et pour lequel aucun groupe ou contribuable ne s’est pointé à l’Hôtel de Ville pour exiger sa sauvegarde.C’était le dossier d’un seul homme. Du conseiller de La Providence. Amen.

M.B.

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