28 novembre 2019
Elle parcourt 52,2 km plutôt que 42,2 km au marathon de La Havane
Un autre exemple de persévérance de Jani Barré
Par: Maxime Prévost Durand

Jani Barré était tout sourire après avoir traversé le fil d’arrivée du marathon de La Havane, malgré les 10 km qu’elle a parcourus en trop. Photo gracieuseté

Jani Barré n’est pas du genre à baisser les bras devant un défi. Au contraire, elle les lève, se retrousse les manches et fait tout pour le relever. Elle en a donné un autre exemple, à la mi-novembre, lorsque le marathon auquel elle participait, à La Havane, s’est transformé en ultra-marathon.

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Plutôt que les 42,2 km prévus, la Maskoutaine a parcouru un total de 52,2 km avant de franchir le fil d’arrivée. Une mauvaise indication d’une personne sur le parcours l’a amenée à faire 10 km de plus à bord de son fauteuil roulant.

Cette erreur a fait en sorte que Jani a franchi le fil d’arrivée une première fois avec les coureurs du demi-marathon.

« Je me disais, ça ne se peut pas, je n’ai pas déjà fini. J’ai quand même levé les bras dans les airs, comme si je venais de terminer. Une fois de l’autre côté, j’ai montré à des gens de l’organisation que je faisais le marathon et non le demi-marathon. Ils m’ont fait passer par un chemin pour que je retourne avec les coureurs du marathon », a-t-elle raconté, dans un entretien avec LE COURRIER à son retour au pays.

Elle a franchi le fil d’arrivée – pour vrai cette fois-ci – avec un temps de 4 h 56. « Si ça n’avait pas été du 10 km de trop, j’étais bien partie pour battre mon meilleur temps », a lancé la Maskoutaine. C’est à Montréal qu’elle avait obtenu son meilleur chrono, soit 4 h 12 m 29 s.

Même si cette épreuve lui a permis de se surpasser, elle n’entend pas se lancer dans les ultramarathons demain matin. « C’est une belle erreur dans un sens parce que je suis fière de dire que j’ai fait un ultramarathon, mais honnêtement, je vais m’en tenir aux marathons pour la suite. »

Sa présence à Cuba s’inscrivait dans son objectif de participer à dix marathons à travers le monde. En plus de celui de La Havane, elle compte déjà ceux de Montréal et Las Vegas, complétés en 2018, puis celui d’Ottawa, qu’elle a parcouru plus tôt cette année. Elle prévoit déjà s’inscrire aux marathons de Miami et d’Hawaï en 2020 pour poursuivre sa quête.

Pour inspirer

Si elle s’est donné ce défi, c’est dans une volonté d’inspirer les gens. Encore à La Havane, elle devenait la première femme en fauteuil roulant régulier à faire un marathon.

C’est d’ailleurs grâce à ceux qui la suivent que Jani Barré peut vivre ces expériences. Les personnes qui la suivent sur Facebook répondent en grand nombre à ses campagnes de financement, enchantées de l’encourager dans ses projets.

« C’est ma gang qui a payé pour mes voyages à Vegas et à La Havane. En échange, je fais des vidéos là-bas, c’est une façon de leur faire vivre l’expérience avec moi. »

La Maskoutaine souhaite également propager son message d’inspiration et son parcours au grand public. Elle proposera justement sa conférence à saveur humoristique Le possible est immense! le mardi 10 mars au Cabaret André-H.-Gagnon du Centre des arts Juliette-Lassonde. Il sera entre autres question de ses expériences de marathon, en plus de son cheminement de vie, ponctué de nombreuses épreuves en raison de l’ostéogenèse imparfaite dont elle est atteinte depuis la naissance. Les billets sont déjà en vente au www.centredesarts.ca.

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