5 septembre 2013
Un autre oeil au beurre noir pour le hockey
Par: Le Courrier

Le 30 août a été un jour sombre pour tous ceux qui travaillent depuis des années afin de rendre la pratique du hockey plus propre, plus sécuritaire et moins violente.

C’est à cette date que le Juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec à Sherbrooke a acquitté Joël Thériault, matamore-étoile de l’élégante Ligue nord-américaine de hockey, accusé de voies de faits graves causant des lésions. Dans son jugement, le Juge Paul Dunnigan prétend à tort que « les joueurs de hockey connaissent les risques auxquels ils s’exposent ». Au contraire, les règlements du hockey définissent très bien ce que doit être une mise en échec et il est faux de croire que ceux qui pratiquent cette activité sont prêts à assumer les conséquences d’un geste qui commis ailleurs que sur une patinoire, serait de nature criminelle.Si on transporte la logique de ce jugement, il faudrait acquitter immédiatement tous les Hells Angels présentement en procès car leurs victimes connaissaient également les risques auxquels ils s’exposaient en faisant partie de bandes criminalisées.Il est de la plus grande urgence d’agir pour aller en appel de ce jugement quand on sait que celui-ci aura une portée jusque sur des adolescents de 13 ans au niveau Bantam 2 lettres, catégories dans lesquelles la mise en échec est malheureusement permise. Il est faux de prétendre qu’un enfant de cet âge est conscient et consentant à mettre en jeu sa santé de façon permanente afin de pratiquer le hockey.

André FournierSaint-Hyacinthe

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