21 juin 2012
Ville de Saint-Hyacinthe
Un autre surplus en 2011
Par: Le Courrier
Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, a présenté les états financiers 2011 en compagnie de la directrice générale adjointe, Chantal Frigon, du directeur général, Louis Bilodeau, de la chef de la division Comptablilité, Jeannine Duhamel et du directeur des Finances, Michel Tardif.

Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, a présenté les états financiers 2011 en compagnie de la directrice générale adjointe, Chantal Frigon, du directeur général, Louis Bilodeau, de la chef de la division Comptablilité, Jeannine Duhamel et du directeur des Finances, Michel Tardif.

La Ville de Saint-Hyacinthe a l’habitude de terminer ses années financières avec un surplus appréciable, et c’est une fois de plus ce qui s’est produit à la fin de 2011.

Après l’adoption d’un budget de 76,5 millions $ pour cet exercice, elle a finalement réalisé des revenus de 80 230 391 $, ce qui lui a permis de dépenser 77 704 476 $ et de dégager momentanément un surplus de 2 525 915 $, un résultat légèrement supérieur à celui de 2010 (2 228 002 $).

Voilà ce qui ressort en premier lieu des états financiers 2011 qui ont été présentés cette semaine par le maire Claude Bernier et des membres de la haute direction de la Ville. On note d’abord qu’une partie du surplus, soit 832 063 $, a dû être affectée au paiement, en 2012, de biens et services commandés en 2011, et qu’une autre tranche de 433 600 $ a été directement injectée dans le présent budget.Cela laissait un montant excédentaire de 1 260 252 $ qui s’est ajouté aux 115 356 $ du surplus accumulé de 2010. La somme disponible a donc atteint 2 641 271 $ et le conseil municipal a décidé de la répartir dans des réserves. Un million de dollars de plus a été alloué au cautionnement des initiatives de la Cité de la biotechnologie, 123 274 $ ont été mis en réserve pour le développement économique et le conseil municipal a versé une première tranche de 200 000 $ dans une réserve dédiée au logement social qui atteindra 2 millions $ dans 10 ans. Un dernier montant de 52 334 $ a été affecté au fonds d’auto-assurance, lequel atteint maintenant 850 000 $.

Dépenses

En ce qui a trait aux dépenses, le directeur général Louis Bilodeau a signalé que le budget 2011 révisé – 77 319 552 $, soit 819 552 $ de plus que le budget adopté – avait été respecté partout dans l’appareil municipal, sauf du côté de la Sécurité publique (dépassement de 5816 $ du budget révisé, et de 260 021 $ du budget initial de 7 622 100 $ ) et du Transport (dépassement de 132 701 $ du budget révisé, et de 266 598 $ du budget initial de 3 008 800 $).

« Ça démontre que dans tous les services, les gens gèrent ça avec beaucoup de rigueur. C’est ce qui nous a donné le surplus de 2 525 000 $ », a-t-il affirmé.Pour certains services, le résultat de l’année 2011 s’est avéré inférieur à ce qui était prévu au budget adopté. Par exemple, au lieu du montant de 8 720 100 $ qui lui avait été accordé, l’Administration générale n’a coûté que 8 136 265 $, soit 583 835 $ de moins que prévu initialement. Par contre, certaines enveloppes ont dû être augmentées de façon radicale après l’adoption du budget. C’est le cas de celle allouée à l’usine d’épuration; elle est passée de 1 768 700 $ à 2 447 158 $ en cours de route, et ça n’a pas suffi. Faire tourner l’usine a finalement coûté 2 510 813 $, soit 742 113 $ de plus que ce qui avait été budgété. L’ensemble des services regroupés sous la catégorie « Hygiène du milieu » a finalement coûté 226 537 $ de plus que les prévisions de départ (10 810 200 $), mais il y a tout de même eu une économie de 493 348 $ par rapport au budget révisé de 11 530 085 $.

Dette

Enfin, les états financiers indiquent que la dette à long terme de Saint-Hyacinthe, qui se chiffrait à 38 190 502 $ au 31 décembre 2010, a grimpé à 46 166 374 $ à la fin de 2011, en hausse de 20,8 %.La portion de la dette supportée par l’ensemble des contribuables de la nouvelle ville de Saint-Hyacinthe est toutefois bien inférieure à ce montant. Elle a néanmoins doublé en cours d’année, passant de 9 871 261 $ à 20 325 712 $. Cette augmentation de 10,5 millions $ est directement liée à l’investissement dans le projet subventionné du Centre aquatique – la part de la Ville s’élève à 7,78 millions $ sur un emprunt de 18,37 millions $ -, de même qu’à l’emprunt de 3,8 millions $ qui a été effectué pour redresser les fonds de pension des employés municipaux.Une autre partie de la dette, s’élevant celle-là à 12,5 millions $, pourrait être financée par des revenus de sources diverses, dont des subventions. Elle concerne la phase I du projet de biométhanisation (emprunt de 8,33 millions $), l’achat de terrains industriels (3,5 millions $) et la rénovation de la caserne no 1, du 925 Dessaulles (671 400 $). Enfin, la dette à la charge d’une partie seulement des contribuables pour le prolongement d’infrastructures s’élevait è 13,6 millions au début de 2012.

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