30 novembre 2017
Un bâtisseur qui a su redonner à sa communauté
Par: Martin Bourassa
Photothèque | Le Courrier ©

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Au sein de la communauté maskoutaine, André H. Gagnon est revenu à l’avant-scène en 2004 quand il a accepté, en compagnie de son épouse Lucie, la coprésidence de la campagne de financement pour assurer la construction du centre des arts Juliette-Lassonde. 

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Elle fut un franc succès avec une récolte de 2,5 M$ sur un objectif initial de 1,3 M$. « C’est le projet de ma vie en dehors des affaires, celui dont je suis le plus fier. Le seul que j’ai réalisé avec ma femme », peut-on lire dans la biographie de M. Gagnon, où il est mentionné que la plus belle réussite de sa vie reste toutefois sa famille.
André H. Gagnon était membre honoraire à vie du conseil d’administration du centre des arts. Il était d’ailleurs présent à l’assemblée générale annuelle le 24 octobre. « Je perds un grand copain et Saint-Hyacinthe le meilleur homme de commerce de détail depuis que la Ville existe. Il avait 1001 qualités, c’était un homme de cœur, de parole, de jugement. Il va nous manquer », a indiqué Pierre Solis, président sortant de la Société de diffusion de spectacles, l’organisme qui gère le centre des arts.
Selon M. Solis, les plus grandes réalisations de M. Gagnon sont sa contribution à l’essor spectaculaire de Rona et, localement, au centre des arts Juliette-Lassonde. L’épouse de M. Solis, Huguette Corbeil, a aussi tenu à rendre hommage à son bon ami André et à offrir ses sympathies à l’épouse de M. Gagnon.
Donner au suivant
Généreux de son temps et de son argent, André H. Gagnon a participé activement à plusieurs collectes de fonds depuis 2004, dont celles de la Fondation Denis-Chartier, de la Fondation de l’Hôpital Honoré-Mercier et de la Fondation du Centre Louise-Bibeau, une ressource qui offre du répit aux familles vivant avec une personne ayant une déficience intellectuelle, une condition qui affectait Robert, le frère d’André H. Gagnon.
« Il avait pris notre organisme sous son aile, a rappelé Carole Dubuc, directrice générale du Centre Louise-Bibeau. Pour assurer la construction de notre nouvelle maison, il avait organisé un spectacle-bénéfice avec Grégory Charles et amassé 106 000 $ dans une seule soirée. On lui doit notre demeure! »
Pour la petite histoire, précisons que M. Gagnon avait vendu à lui seul 535 des 688 billets disponibles pour cette activité. Et tout l’argent retiré de la vente de sa biographie a été partagé entre le Centre Louise-Bibeau et le Camp Richelieu, une autre ressource du milieu à laquelle M. Gagnon et sa famille ont toujours été très sensibles. « Il était d’une générosité remarquable, a noté France Lussier, du Camp Richelieu. On se sentait important en sa présence. Il n’a jamais cherché à tirer profit de son implication. »
Au soutien de la candidature de M. Gagnon au prix de bénévolat Dollard-Morin en 2008, on associait à son entreprise maskoutaine plus de 220 dons monétaires ou matériels à divers organismes communautaires. « Mais le plus grand don que l’on puisse faire, c’est celui de son temps », se plaisait-il à dire à son entourage.

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